SES ORIGINES ET SON ROLE SOUS L'ANCIEN REGIME
Modestes à
leur débuts, les Chasseurs se firent une place glorieuse à l'avant-garde de nos
armées et ne tardèrent pas à rivaliser par leur bravoure et leur importance avec
les anciens corps de l'ancienne armée.
L'esprit des Chasseurs à cheval a
dominé toute la glorieuse époque de notre histoire militaire de 1793 à
1812:
"L'entrain et l'audace du Corps des Chasseurs devaient donner aux opérations cette allure leste, entreprenante, vive qui déconcerte les méthodiques généraux de l'adversaire, nous assurant les avantages de l'offensive "jusqu'au bout".".
Cette
citation tirée de l'Histoire du 8ème Chasseurs, est l'illustration même de la
place que les Régiments de Chasseurs surent se forger au sein de la Cavalerie
Française.
En 1761, la désastreuse guerre de Sept Ans continuait d'appauvrir
le Royaume de France et de décimer ses troupes: l’empire Colonial s’effondrait
et l’armée était incapable de faire front, d'autant plus que, face au génie
militaire de Frédéric II, nous n'avions à opposer qu'un commandement militaire
indécis.
Un homme essaya de sauver ce qui pouvait l'être et accomplit un
vigoureux effort de redressement, ce fut le Duc de Choiseul. Il réorganisa
l’armée et la marine, cependant qu'il défendait les intérêts français en péril
par une politique étrangère habile.
C'est dans cette situation difficile que
fut créé au Quesnoy le Corps de volontaires de Soubise par l'Ordonnance du 20
février 1761, ayant pour Chef de Corps le Maréchal Prince de Soubise. Issu du
Corps des Volontaires Etrangers de Wurmser, il deviendra 6ème légion de Soubise
en 1768.
Il est formé par divers escadrons de fusiliers, chasseurs à pied,
chasseurs à cheval, grenadiers, dragons...
En 1779, on retrouve ces quatre
Escadrons de volontaires qui depuis 1776 étaient répartis dans les régiments de
Dragons, sous l'emblème du 5ème Régiment de Chasseurs à Cheval.
Celui-ci
reçoit le 8 août 1784 le nom de Chasseurs du Gévaudan, enfin, après une dernière
réorganisation, le 17 mars 1788, il devient le 11ème Chasseurs, avec le titre de
chasseurs de Normandie (Titre qu'il perdra d'ailleurs le 1er janvier 1791 date à
laquelle les vieilles dénominations des régiments royaux disparaissent pour
faire place à de simples numéros.)
A l'époque, le Régiment comprend 4
Escadrons et 2 Compagnies, soit 36 Officiers et 554 sous-officiers et
Chasseurs.
De 1789 à 1799, l'histoire du 11ème Chasseurs est liée à l'épopée
révolutionnaire; le Régiment se fit l'ardent défenseur de la nouvelle République
française et du territoire national. Si les armées françaises n'avaient pas
l'expérience des coalisés, elles leur étaient supérieures par le nombre et
l'enthousiasme; c'est ce qui contribue à donner au 11ème cette vivacité et cet
allant que lui reconnaissent les historiens militaires.
En outre, c'est le
moment où éclate la valeur de jeunes officiers qui savent allier la hardiesse de
la jeunesse et la stratégie révolutionnaire de Carnot.
Le 11ème participe
avec fougue aux victoires décisives ( Fleurus surtout ) qui devaient dégager le
territoire français de l'emprise directe des coalisés, avant d'être le
porte-drapeau de la liberté dans toute l'Europe.
Face aux coalitions
européennes, l'on vit le 11ème rejoindre en avril 1792 l’armée du Centre sous le
commandement du Lieutenant Général de La FAYETTE. Il combat à DINANT et
SAINT-AUBIN le 23 mai 1792.
Le 11 juin 1792, à MAUBEUGE, le 11ème manoeuvre
avec habilité et combat vaillamment les autrichiens qui laissèrent 60 morts sur
le champ de bataille.
Le 27 juin 1792, à MAIRIEUX, il culbute des Uhlans,
chasseurs à cheval et chasseurs à pied autrichiens : 30 tués, 83 prisonniers
dont 5 officiers.
Il Charge à VALMY en septembre 1792, à JEMMAPES le 6 novembre 1792.
Le 11ème Chasseurs, appartenant à l’armée du Nord, sous les ordres du
Lieutenant - Général DUMOURIEZ, avec les 1er et 2ème Hussards, chargent les
redoutes défendues par les chevaux légers de COBOURG et les Hussards de
BLANKESTEIN. La vigueur et l'intrépidité de cette charge en tête de l’armée
française et sa brillante conduite achève le succès et donne la victoire.
De
novembre 1792 à mai 1793, le Régiment est placé dans l’armée de BELGIQUE, sous
les ordres du Général DUMOURIEZ, le 13 novembre 1792 il participe au combat
d'ANDERLECHT, d'où le prince de WURTEMBERG est forcé à la retraite.
Le 14
novembre, il est à BRUXELLES, le 28 novembre à LIEGE.
Lors de l'invasion de
mars 1793 il charge à Neerwinden, à Maubeuge, Wattignies et contribue à la
victoire de FLEURUS en 1794.
En 1795, après la chute de Robespierre le 9
Thermidor et le coup de force avorté des royalistes le II Vendémiaire le 11ème,
toujours à l'avant-garde, participe aux campagnes contre les coalitions
européennes: de 1795 à 1799 à l’armée de Sambre et Meuse et l’armée du Danube.
Il ouvre la voie à l’armée de Jourdan par Aix, Juliers et Cologne jusqu'à
Coblence où il entre le 24 octobre. Un peu plus tard, il couvre héroïquement la
retraite de l’armée sur Trèves.
Après avoir séjourné en Hollande en 1798, le
11ème passe à l’armée du Danube et de juin à septembre 1799 mène une série
d'engagements dont le dernier a lieu à Shoffen le jour où Massena remportait la
victoire de Zurich qui mettait fin à la deuxième coalition...
Mais avec
l'avènement de Bonaparte l'histoire du 11ème Chasseurs devient liée au
prestigieux destin de ce Général de trente ans.
Les Chefs de Corps
du
11ème Régiment de Chasseurs
de son
origine au Consulat.
20 février 1761 Maréchal Prince de Soubise
11 janvier 1762
Baron de WÜRMSER
01 mars 1763 Comte de WARGEMONT
1770 Baron de
KINGLIN
29 janvier 1779 Comte de GRIVEL de SAINT-MAURIS
22 février 1784
Baron de TREVA
10 mars 1788 - 31 mai 1790 Baron d'ALLONVILLE
d'ARNANCOURT
25 juillet 1791 - 23 novembre 1791 Marquis d'ANGLADE
23
novembre 1791 - juin 1792 Comte de LALLEMAND de WAITES
29 juin 1792 - 1793
Henri de GRANDVAL de FREGEVILLE
8 mars 1793 - 1794 NICOLAS
1er septembre
1794 de LA COUR
1er septembre 1794 Colonel TREILLARD
septembre 1799 - 1800
DEFRANCE
11 janvier 1800 Baron BESSIERES.
L'EPOPEE NAPOLEONIENNE.
En
1800 le Régiment repart en campagne avec l’armée du Rhin, prend part de Bâle à
Ulm à une série de combats le 3 mai à ENGEN, le 5 mai à STOKACK et à la bataille
de MOSKIRCH, pendant que Bonaparte, par une manoeuvre audacieuse, traverse les
Alpes et remporte la difficile victoire de Marengo.
Mais Moreau remporte des
succès plus décisifs en Allemagne; le 11ème Chasseurs devait inscrire au cours
de ces combats et de la bataille d’HOCHSTETT le 21 juin, deux faits d'armes
particulièrement glorieux:
- Le 27 juin 1800 ( 09 messidor An VIII) après la bataille de
NEUBOURG, à OBERHAUSEN, il dégage le bivouac du 46ème d'Infanterie,
surpris par un fort parti de Uhlans autrichiens. Ceux-ci s'étaient fait
reconnaître des sentinelles à la tombée de la nuit au cri de " France, 11ème
Régiment de Chasseurs ". Croyant avoir affaire à un détachement de ce
Régiment, les sentinelles les laissèrent avancer et furent massacrées, ainsi
qu'un grand nombre de soldats et d'Officiers, dont le premier grenadier de
France, le Capitaine de la Tour D'Auvergne et le chef de brigade Forty.
Entendant les cris de la mêlée, les Chasseurs du 11ème qui s'installent en
bivouac à proximité, sautent à cheval et se rendent au galop au camp du 46ème,
leur arrivée met en fuite les Uhlans
La présence à Berlin, du 46ème au côté du 11ème Chasseurs est le symbole du lien qui, depuis ce jour, lie les deux Régiments.
- Le 3 décembre 1800( 12 frimaire An IX) au combat de
HOHENLINDEN. le Colonel BESSIERES, frère du Maréchal, qui commandait le Régiment
charge successivement, à la tête de chacun de ses quatre Escadrons, un bataillon
de grenadiers hongrois qu'il parvient à désarmer à la quatrième
tentative.
Après le succès de Bonaparte en Italie et de Moreau en Allemagne,
l'Autriche doit demander la paix et le traité de Lunéville donne satisfaction à
l'ambition caressée par le patriote depuis six ans: occuper " les frontières
naturelles ".
Le Régiment rentre en France par Strasbourg. Après être resté
quelques mois en garnison à Liège et Maestricht, il se rend à Chantilly. Pendant
ce séjour, il fut passé en revue à Paris par le 1er Consul et caserné à l'hôtel
Soubise.
C'est à cette revue que furent distribués deux sabres et quatre
carabines d'honneur. Les capitaines CHEVREAU et CHOTTIN reçurent les sabres, les
brigadiers RIGOLEY et AUBERTIN, les chasseurs TURELLE et NOVER les
carabines.
Le 5 décembre 1804, 3 jours après son couronnement, l'Empereur
Napoléon Bonaparte remettait au Colonel BESSIERES, l'Etendard du 11ème
Chasseurs, surmonté de l'Aigle déployé.
Cet Etendard devait parcourir une
partie de l'Europe pendant onze années et inscrire dans ses plis, après
JEMMAPES, les noms des victoires d'AUSTERLITZ, de WAGRAM, de la MOSKOWA.
En
septembre 1805, dans les environs de la ville de LANDSBERG, le 11ème Chasseurs
avait détaché en avant son 1er Escadron, cet escadron rencontre le 2ème Escadron
de cuirassiers autrichiens. Loin de se replier, il essuie leur charge sans
broncher, les charge à son tour, les rompt et les poursuit ensuite avec une
extrême vigueur. Un grand nombre de cuirassiers sont faits prisonniers et en
outre le chef de cet escadron de cuirassiers, blessé et pris par le dénommé
FOURNIER, chasseur de la compagnie d’élite.
Vers la fin septembre le régiment
est à HEILBRONN. Après avoir pris part à de nombreux combats, le 11ème passe le
DANUBE à DONAUWERTH, traverse VIENNE et atteint le château de SOKOLNITZ le 1er
décembre 1805.
Le lendemain 2 décembre à 7 heures du matin, la bataille
d'AUSTERLITZ commençait !.
AUSTERLITZ 2 décembre 1805.
NAPOLEON venait d'occuper VIENNE, dont
MURAT prit les ponts intacts et entra en MORAVIE ou les armées Autrichiennes et
Russes s'étaient jointes.
Début décembre, la grande Armée après avoir occupé
la position avantageuse du plateau de PRATZEN se retira en contrebas, bordant le
ravin où coulait la rivière du GOLDBACH.
Le 11ème Chasseurs forme avec le
8ème Hussards la Brigade MARGARON qui était rattaché au 4ème Corps (Maréchal
SOULT). Mais c'est sous DAVOUT que cette brigade participera à AUSTERLITZ. Le
1er décembre 1805, l'Empereur plaça DAVOUT à son extrême droite avec de faibles
forces pour défendre la route de VIENNE; parmi elles se trouvait le 11ème
Chasseurs.
L’armée Austro - Russe sous les ordres du général KUTUZOF était
concentrée sur le plateau de PRATZEN. Pour les alliés la tentative était trop
forte d'accabler DAVOUT pour couper la seule route de retraite des Français. Ils
y succombèrent.
Dans la nuit du 1er au 2 décembre, l’armée Austro - Russe se
mit en colonnes de marche et attaqua DAVOUT à l'aube du 2 au milieu d'un
brouillard très épais. Cette manoeuvre était attendue par l'Empereur.
A la
pointe du jour, NAPOLEON s'éveilla et dit aux Officiers de son Etat Major
"maintenant messieurs, nous allons commencer une grande journée". DAVOUT
reçut mission d'arrêter l'ennemi à l'extrême droite de la rivière appelée le
GOLDBACH. Opiniâtrement, il défendait le village de TELNITZ pas à pas.
SOULT
reçut l'ordre de se préparer à s'élancer sur le plateau central celui de
PRATZEN, que BERNADOTTE devait assaillir sur la gauche pendant que l'Empereur,
avec sa Garde, soutiendrait leurs efforts. Dès le début du combat la droite,
c'est à dire DAVOUT, sous les ordres duquel se bat le 11ème Chasseurs eut à
subir le premier assaut de l'ennemi.
C'est là que s'est joué le sort de la
bataille, 10 000 Français réussirent à arrêter 35 000 Russes et Autrichiens. Le
11ème Chasseurs dont la brigade est chargée de défendre le débouché du château
de SOKOLNITZ au pied du plateau de PRATZEN résiste héroïquement, et grâce à sa
ténacité fait face pendant plus de cinq heures à un ennemi supérieur en nombre.
"Rarement bataille a donné lieu à tant de sauvagerie". rapporte un
témoin.
A 10 heures dans un épais brouillard, le centre français ( où se
trouvait le 46ème R.I ) aux ordres du Maréchal SOULT s'ébranlait pour gravir les
pentes du plateau et couper en deux par une attaque de flanc, l’armée ennemi
étirée sur 16 kilomètres.
La surprise des Austro - Russes fût complète. Pris
entre SOULT qui se rabattait sur la droite et DAVOUT, les corps russes se
débandèrent et cherchèrent à se frayer une retraite vers le sud sur les étangs
gelés de MÖNITZ. Les glaces se fendirent sous le poids.
L'artillerie de la
garde acheva de la briser à coups de boulets et les fuyards furent
impitoyablement noyés. Plus au nord, MURAT enfonçait la cavalerie autrichienne
et LANNES le corps de réserve de BAGRATION.
Grâce à l'incroyable solidité de
la droite française, à midi la victoire est acquise. Dégagé par SOULT, DAVOUT
contre attaque victorieusement et le 11ème Chasseurs charge avec audace et
hardiesse transformant en déroute la retraite de l'ennemi.
Après la
victoire, la plus brillante de celles de l’empire, NAPOLEON 1er adressa à
l’armée la célèbre proclamation suivante: "Soldats, je suis content de
vous. Vous avez, à la journée d'Austerlitz, justifié tout ce que j'attendais
de votre intrépidité; vous avez décoré vos aigles d'une immortelle gloire... Il
vous suffira de dire: "J'étais à la bataille d'Austerlitz" pour qu'on réponde :
"Voilà un brave."
Le 26 janvier 1806, les armées napoléoniennes continuent leur avance,
l’avant garde du 11ème Chasseurs rencontre l’Infanterie Prussienne établie dans
un bois. Malgré le feu des plus nourri, le MDL DIDIOT, un brigadier et deux
Chasseurs chargent à fond et prennent le lieutenant – Colonel, le major et
l’adjudant major du régiment de MAXIMILIEN.
La paix ayant été signée, le
11ème prend ses quartiers près de PASSAU, sur les frontières de
BOHEME.
Embrigadé avec le 8ème Hussards et le 16ème Chasseurs, sous les
ordres du Général GUYOT, il rejoint le 13 octobre 1806 la petite ville de IENA.
Le 14, à la pointe du jour, la brigade marcha à l'ennemi. Le 11ème se
distingue par de nombreuses charges brillamment fournies, par des feux de
carabines commandés à propos et exécutés avec précision. Il s’avance jusque dans
les troupes de la Maison du Roi (IENA), mais fut reçu par un feu si meurtrier
que perdant beaucoup de Chasseurs, il fut obligé de se replier sur l’Infanterie
du Général St HILAIRE qui arrivait dans ce moment et dont une partie se
déployant en avant, fit un feu si vif et si bien continu que l’ennemi se retira
dans le plus grand désordre.
Les pertes du régiment dans cette journée furent
d'environ 15 tués, 12 officiers et 60 chasseurs blessés. Le 15 octobre, il
bivouaque dans un petit village près du champ de bataille, prend la route de
PROSSOMER le 16 et ramasse un grand nombre de Prussiens. Le 17, il se dirige
vers NORDHAUSEN et prend part au combat devant cette ville.
L’ennemi s’étant
retiré, on le poursuivit en faisant un grand nombre de prisonniers, le 18
octobre, le régiment passe à STOLBERG, le 19 à QUEDLIN BURG.
L’armée
poursuivant sa marche, le 11ème passe par CHEMNITZ et PROSOSTERLEBERG, arrive le
21 près de MODDEBURG sur lequel il pousse quelques reconnaissances les 22 et 23
octobre.
Le 26 octobre 1806, l'avant-garde du 11ème rencontre l'infanterie
prussienne établie dans un bois. Malgré un feu des plus nourris, le maréchal des
logis DIDIOT et le brigadier BEL accompagnés de deux chasseurs chargent à fond
et prennent prisonniers le lieutenant Colonel, le major et l'adjudant - major du
régiment de MAXIMILIEN.
Le 1er novembre 1806, le 11ème était arrivé dans les
environs de la ville de WAREN. Le Lieutenant LEJEUNE qui avait été détaché avec
une trompette, en avant d'une grand-garde de 80 hommes commandée par le
Capitaine PARIS se trouve tout à coup en face de 300 cavaliers
prussiens.
Envoyé en parlementaire, il vient, dit-il, sommer ses troupes de
se rendre. Sur ces entrefaites arrive le Capitaine PARIS à la tête de son
avant-garde; il fait aussitôt prévenir le Colonel JACQUINOT qui vient au galop
avec tout le régiment et envoie sous bonne escorte les 300 cavaliers au quartier
général.
Continuant sa marche, le 11ème allait poursuivre, durant le mois de
novembre, le Général BLUCHER dans sa marche tortueuse jusqu'à LÜBECK, combattant
sans cesse ses arrière-gardes. Après la prise de cette ville, il fit partie du
corps de cavalerie qui, sous les ordres du prince MURAT, refoula le général
jusque sur la frontière du Danemark et le força à capituler.
Le 11ème fut
alors dirigé sur WISMAR dans le Mecklembourg et il occupa les environs pendant
quelques jours. Il prit ensuite la route de BERLIN par Schwerin et Streletz,
cantonna près de la capitale, s'y rendit le 22 novembre 1806 et passa ce même
jour la revue de l'Empereur sur la place du palais ( devant la porte de
Brandebourg ), préfigurant 150 ans plus tôt, la présence des Chasseurs dans la
capitale prussienne.
Après ce court séjour dans les environs de Berlin, il
passe l'ODER à Francfort et dans les premiers jours de décembre entre en
POLOGNE.
En 1807, le 11ème Chasseurs est en Pologne. Il fait partie de la
Cavalerie de MURAT, au sein de la Division LASALLE. Napoléon manoeuvre pour
faire face aux russes qui ont essayé de surprendre la Grande Armée dans ses
quartiers d'hiver.
Ce sont les prémices de la bataille d'EYLAU. Le 2
février, le Régiment en reconnaissance se heurte aux avant-gardes Russes et
arrête 1 200 Cosaques. Le 4 février , le 11ème Chasseurs commença le combat
d'ALSTEIN par une charge sur les cosaques qu’il trouva en avant de la ville,
l’ennemi ayant évacué, il la traversa. Un peu plus tard, s'étant formé en
colonne serrée par Escadrons il se porte au trot en avant, lorsque l'Empereur se
trouve sur son passage. Les vivres manquent totalement, beaucoup de Chasseurs
s'écrient en passant devant lui: CHLEBA ! CHLEBA ! (du pain, du pain). Il répond
également en polonais et d'une voix retentissante : DALEY ! DALEY ! y est CHLEBA
(En avant, en avant, il y a du pain).
Ces paroles font rire et électrisent
les Chasseurs qui se déploient aussitôt pour charger quelques bataillons
d'Infanterie qui venaient de se déployer sur les hauteurs.
Il prend ensuite
part aux durs combats d'EYLAU le 8 février 1807 où il s'illustre. Dès l’aube,
les russes, qui disposent d’une supériorité numérique écrasante, passent à
l’offensive et profitant d’un intervalle qui s’était créé dans les troupes
françaises aveuglées par la neige, introduisent leur cavalerie et 4.000
grenadiers dans le dispositif de la grande armée.
Napoléon se tourne vers
MURAT et lui dit: « Eh bien! nous laisseras-tu dévorer par ces gens
là ».
On voit alors surgir de la neige 80 escadrons de
Chasseurs (dont le 11ème), de Dragons et de Cuirassiers, qui, entraînés par
MURAT dans une charge fantastique traversent les deux lignes russes et dégagent
les Français.
Malgré cela à 15 heures, devant le nombre, NAPOLEON envisage de
se replier au cours de la nuit. Jusqu’alors sa seule chance résidait dans
l’intervention de NEY, mais celui-ci n’arrive pas. Il n’arrive pas, car il est
trompé par une ruse de l’ennemi qui tente de l’éloigner d’EYLAU.
Mais le
soir, passant dans un chemin creux il fut appelé par un Caporal de Voltigeurs
courant en flanqueur sur une hauteur voisine : « Monsieur le Maréchal,
venez voir. Il y a là-bas une bataille du diable ! Un feu de file de canons
! ». NEY escalade la hauteur, voit les nombreuses lueurs des coups,
sans entendre le bruit à cause du vent, et dirige le 6ème Corps sur EYLAU. Ce
mouvement décide de la victoire.
L'Empereur réunit dans une magnifique
plaine, au mois de mai 1807, non loin d'ELBING, tout le corps de cavalerie
commandé par le prince MURAT, afin de la passer en revue.
Trente Régiments
de toutes Armes y figuraient; la Division LASALLE, forte de quatorze Régiments
dont le 11ème faisait partie était en tête. Lorsqu'il fut arrivé à la hauteur de
la Compagnie d'élite du 11ème Chasseurs qui se trouvait à la droite de la 2ème
Brigade, le Général LASALLE présenta simplement le Régiment en prononçant cette
phrase qui allait devenir une devise:
-" Sire, voilà les bons "
-" Ils en ont
l'air " répondit l'Empereur impressionné par l'allure martiale des Chasseurs
et s'adressant au Capitaine JOSSELIN
-" Combien avez-vous eu d'hommes
tués dans la campagne ?"
-" 4 Officiers et 30 hommes"
-" de
prisonniers ?"
-" Point !"
-" C'est bien, dit alors
l'empereur, voilà ce que j'aime: tuer ou se faire tuer !".
En mai 1807 encore, pendant son séjour à l’IOLE de MOGAT, le 11ème
Chasseurs fit partie d’une expédition qui eut lieu dans le FRISCK-MERHUNG,
langue de terre entre la mer Baltique et le Frischoff, si étroite dans quelques
endroits que deux escadrons ne pouvaient tenir bataille. 6.000 Prussiens étaient
débarqués au LILLAU pour secourir DANTZIG, trois escadrons du régiment, trois de
Dragons et mille deux cents grenadiers, le tout commandé par le Général BEAUMONT
furent à leur rencontre, les repoussèrent, leur prirent 600 hommes, deux pièces
de canon et les forcèrent à se rembarquer.
Le 10 juin 1807, le 11ème
Chasseurs arrive à HEILSBERG, il fit une charge victorieuse sur un régiment de
Dragons Russes, à la sortie de la ville, le culbuta et lui fit quelques
prisonniers.
Après cette charge, le Régiment resta en observation et ce fut
à ce moment que le sous-lieutenant CAMBON eut la tête enlevée par un boulet.
Dans cette journée, le Brigadier DESJARDIN eut son cheval tué, étant en
tirailleur; au moment même, deux cosaques arrivèrent sur lui; il les attendit de
pied ferme, abattit le premier d'un coup de carabine, prit sa lance, en renversa
l'autre et ramena les deux chevaux.
Le 14 juin 1807, après la bataille de
FRIEDLAND à laquelle il prit part, le 11ème marche sur TOPIAU.
Le 16 juin
1807 au matin, la Division LASALLE se trouvait rangée en bataille sur le bord de
la PREIGEL, en face d'un gros de 4 à 5.000 Kalmoucks ou Baskirs.
Le prince
MURAT arrive au galop, il demande au Général LASALLE : "Quel est le régiment
de tête ?- "11ème Chasseurs" répondit le Général.
-" Allons chasseurs,
dit-il, empoignons cette canaille" et aussitôt il se précipite dans la
rivière. Il est suivi de près et au milieu d'un nuage de flèches arrive à la
nage à l'autre bord.
Fin 1807, il fournit une compagnie qui se rend à
CHARTRES au mois de novembre et contribue à former le 1er régiment provisoire de
Chasseurs, embrigadé sous les ordres du Général DUPRE, durant la guerre
d'ESPAGNE.
Le 19 juillet 1808, devant BAYLEN, "Le brave Général DUPRE
s'élance avec ses Chasseurs à cheval à travers les intervalles de notre
infanterie et donne l'exemple en chargeant à fond la ligne espagnole. Il y fait
des brèches, il y entre, il prend même des canons qu'il ne peut
ramener."
Presque tous les Officiers Supérieurs sont tués ou blessés.
Le
Régiment participe ensuite à la campagne d'Autriche en 1809. Il forme avec le
5ème et le 7ème Hussards, la Brigade PAJOL. Le 18 avril 1809, une reconnaissance
commandée par le Général PAJOL et composée par le 11ème Chasseurs, sous le
Commandement du Colonel DESIRAT, partant de GEISLING a rencontré l’ennemi à
trois quarts de lieue en avant de cette localité sur la route de RATISBONNE. Il
était fort de 1.200 Dragons de KLENAU. Le Général PAJOL a ordonné au 11ème
Chasseurs de charger. Il l’a fait avec beaucoup d’intrépidité et a repoussé les
Dragons, les Hussards et les Chevaux Légers de KEITRE. Monsieur DAUBERTON aide
de camp du Général qui chargeait avec le 11ème Chasseurs a eu son cheval tué
sous lui.
Le 21 avril 1809, il participe au combat de LEUCKLING, le 22 avril
à la bataille d'ECKMUHL. Pendant toute la matinée, la cavalerie du maréchal
DAVOUT observe l’ennemi qui a apporté quelques modifications à ses positions de
la veille et semble manœuvrer sur l’aile gauche de la 2ème Division. Vers midi
le maréchal DAVOUT ordonne l’attaque. Pendant toute la journée la cavalerie du
Général MONTBRUN manœuvre pour se mettre en communication avec la 2ème Division
et pour défendre le défilé d’ABACH vers lequel l’ennemi fait mouvement. La 2ème
Division trouve plusieurs fois l’occasion de faire des charges heureuses. De son
côté Napoléon dirige lui-même l’attaque principale sur la chaussée d’ECKMUHL qui
est enlevé et l’armée française débouche dans la plaine de RATISBONNE.
Le 23
avril, à RATISBONNE, le 11ème Chasseurs et le 5ème Hussards chargent les Dragons
de HOHENLOHE, ils chargent également un Régiment d'Infanterie et lui font
beaucoup de mal. Le 25 avril, la Brigade PAJOL prend et occupe NITTENAU.
Le
22 mai c'est la bataille d'ESSLING.
Le 6 juillet 1809, c'est la bataille de
WAGRAM. Un rapport du Général MONTBRUN, au Maréchal DAVOUT, sur la part prise
par sa Cavalerie à l'action du 3ème Corps pendant la journée :
"J'ai
particulièrement à me louer Monseigneur, du 11ème Chasseurs qui, ayant à sa tête
le Général PAJOL, a effectué une des plus belles charges de Cavalerie qui se
soit faite. Le Régiment D'OREILLY Dragons le chargeait, il l'a culbuté, a fait
le Colonel prisonnier avec plusieurs Officiers et 65 Dragons après avoir sabré
la moitié de ce Régiment et mis le reste hors d'état de se réunir".
Puis
c'est la campagne d'Espagne et Portugal de 1810 à 1811.
Le 11 août 1810, le
11ème est à VERDUN. Le 4ème escadron, fort de 8 officiers et 250 hommes, reçoit
l'ordre le 21 août de rejoindre l’armée d'Espagne. Il forme avec le 4ème
escadron du 24ème Chasseurs, le 1er régiment provisoire de Chasseurs.
Les 3,
4 et 5 mai 1811, se sont le combat et la bataille de FUENTES de ONORO, peu de
temps après, le 4ème escadron est versé au 31ème Chasseurs.
En 1812 il prend
part à la campagne de Russie, le 8 août c'est le combat d'INKOWO, le 11ème
Chasseurs, sous les ordres du Colonel DESIRAT, pousse plusieurs charges
brillantes contre les cosaques de PLATOW, dont il arrête la marche. Le 14 août
au matin, MURAT avec sa cavalerie marche sur KRASNOE. Le 17 août 1812, à la
bataille de SMOLENK, la cavalerie de MONBRUN placée à l’extrême droite charge à
plusieurs reprises avant l’assaut de la ville mais, ne trouvant pas de gué pour
franchir le DNIEPR, elle ne peut directement participer à la prise de la
ville.
Le 11ème Chasseurs se couvre de gloire à la MOSKOWA le 7 septembre
1812.
A cinq heures et demie du matin, l'Empereur NAPOLEON adresse cet ordre
du jour à ses soldats de la Grande Armée, rassemblés en ordre de bataille en
avant du ravin de la MOSKOWA.
"Que la postérité la plus reculée cite avec
orgueil votre conduite dans cette journée, que l'on dise de vous: Il était à
cette grande bataille, sous les murs de MOSCOU."
Au centre du
dispositif se trouvaient le 46ème Régiment d'Infanterie et le 11ème Régiment de
Chasseurs. " La mêlée est meurtrière et les victimes sont aussi nombreuses
qu'illustres, MONTBRUN le plus brillant de nos généraux de cavalerie, tombe
mortellement frappé par un boulet", rapportera THIERS.
Le Général
Auguste CAULAINCOURT, prenant le commandement du 2ème Corps, est frappé d'un
boulet en chargeant à la tête de la brigade de cuirassiers WATHIER.
Le 11ème
Chasseurs a une page brillante dans cette journée mais est cruellement éprouvé:
le colonel DESIRAT qui le commande depuis le 16 mars 1809 est tué.
Le 18
octobre 1812. A WINKOWO pendant la retraite de Russie, MURAT exécute à la tête
de la cavalerie des charges si répétées, si bien dirigées, si vigoureuses, qu’il
disperse la cavalerie russe, enfonce et sabre quatre bataillons d’infanterie
russe. Le 11ème Chasseurs fournit plusieurs charges brillantes à cette occasion,
au cours desquelles de nombreux Officiers, Sous – Officiers et Chasseurs sont
tués ou blessés.
Puis lors de la retraite de MOSCOU au NIEMEN, en 1813, à la
bataille de LUTZEN, une compagnie du 11ème Chasseurs de la 2ème Division de
marche se comporte honorablement. Elle a un Officier blessé, le sous-lieutenant
PRINET. Malheureusement la cavalerie est peu considérable ne regroupant que
8.000 hommes. Il fut impossible de poursuivre notre ennemi dans sa
retraite.
Il combat encore à Leipzig les 16-19 octobre 1813 et à HANAU le 30
octobre 1813. Le 11ème se distingua particulièrement en chargeant plusieurs fois
l'ennemi avec impétuosité et contribua ainsi à ce brillant succès.
Mais en
automne 1813, après les désastreuses campagnes de Russie et d'Allemagne, toutes
les frontières de la France sont franchies par les coalisés. Le 11ème Chasseurs
qui forme le 3ème escadron du 1er régiment provisoire, commandé par le Colonel
DESCHAMPS, n'a conservé que 6 Officiers, 62 hommes, 15 chevaux d'officiers, 66
chevaux de troupe et un cheval de trait.
Les "Marie-Louise" levées par
Napoléon se battent avec courage, cependant que les Escadrons décimés du 11ème
Chasseurs combattent le 14 février 1814 à VAUCHAMPS.
Le Régiment combat avec
les troupes de NAPOLEON, BLUCHER à Etoges, les Français étant privés
d'artillerie chargèrent et infligèrent, au sabre, de lourdes pertes à l'ennemi.
1814 c'est aussi Saint - Dizier.
Le 11ème Chasseurs est à MELUN,
lorsqu'il apprend l'abdication de l'Empereur.
Et on le retrouve au côté de
l'Empereur en 1815; après le retour de l'Ile d'Elbe, à Fleurus, Ligny, il se
distingue encore à PLANCENOIT le 18 juin 1815 pendant la bataille de
Waterloo.
Le 16 juillet 1815, après la chute de l’empire, le 11ème Chasseurs
est licencié. C'est le terme d'une période particulièrement glorieuse pour le
Régiment et la tradition garde avec fierté le souvenir des batailles de l’empire
dont les noms sont inscrits pour toujours dans les plis de
l'Etendard.
Les Chefs de Corps
du
11ème Régiment de Chasseurs
du Consulat
au 1er Empire.
du 11 janvier 1800 à décembre 1805 Baron BESSIERES Bertrand (devenu
lieutenant -général)
du 13 janvier 1806 au 16 mars 1809 Baron JACQUINOT
(devenu lieutenant - général)
du 16 mars 1809 au 7 septembre 1812 Colonel
DESIRAT (tué à la bataille de la Moskowa)
du 7 septembre 1812 au 1er janvier
1814 Baron NICOLAS Jean-Baptiste (devenu maréchal de camp)
du 1er janvier
1814 à 1815 Colonel DESCHAMPS (1 régiment provisoire de
Chasseurs).
LA RESTAURATION ET LE SECOND EMPIRE
A l'éclat de l'épopée révolutionnaire et napoléonienne va se succéder
l'ère moins glorieuse de la vie de garnison.
Le 30 août 1815 à Nevers sous le
nom de Chasseurs de l'Isère est reconstitué un Régiment de Chasseurs numéro 11
dans l'ordre contrôle; il est formé de volontaires et des débris de l'ex- 17ème
Dragons. Il gardera ce nom jusqu'au 27 février 1825, date à laquelle il retrouva
son numéro. En 1844, on retrouve ses traces à Sarreguemines, il fait parti alors
de la 3ème Division Militaire.
Après plusieurs transformations entre 1825 et
1851, il reçoit le 2 mai 1852 sur le Champ de Mars son nouvel étendard
tricolore.
On le retrouve ensuite tenant garnison dans l'Est. Il est à Sedan
en mai 1859 et comprend alors 6 Escadrons.
Après une longue période
d'activité, le 11ème retrouve le chemin du combat; de Sedan il est dirigé à
Mostaganem, où il relève le 1er Chasseurs; pendant la révolte de 1864-1865 ses 6
Escadrons marcheront à l'avant-garde des colonnes Martineau (combat de
Sain-Lagota), Lapasset Deligny (affaires d'Ain-Beida, de Titen-Yahia et
Jolivet).
Il rentre en France en 1865 quand déjà se dessinent les signes d'un
prochain conflit européen: la Prusse bismackienne domine l'Europe, seule la
France résiste à ses prétentions.
C'est bientôt la déclaration de guerre
entre les deux Puissances et presque aussitôt l'invasion du territoire français
en 1870.
Les 5 Escadrons du 11ème Chasseurs participent aux premiers combats.
Engagé à Wissenbourg et Froeschwiller, le Régiment bat en retraite vers la
Marne, puis rattaché à l’armée de Châlons il est dirigé vers la Meuse et
parvient à échapper au désastre de Sedan. Il se retrouve à Avignon le 12
septembre, ayant perdu les trois-quarts de son effectif.
Au milieu de ces
revers, Gambetta incarne la résistance et l'organise. Le 11ème, reformé à
Avignon, combat avec l’armée de la Loire. Il livre les combats de COUMIERS le 9
novembre et de BEAUME-la-ROLANDE le 28 novembre.
Puis, en janvier 1871, il
est versé dans l’armée de l'Est et guerroie dans la région de Besançon. Tant
d’héroïsme fut vain. Après la défaite de la France et l’armistice, le 28
janvier, il est à Nevers.
En avril - mai 1871, le 11ème fait partie de
l’armée de Versailles mise sur pied par Thiers et participe à la répression de
la Commune. Il ne connaît plus que les tribulations de la vie de garnison: Meaux
(1872); Saint-Germain-en-Laye (1878).
Le 12 septembre 1887, le régiment
quitte St Germain pour se rendre à Vesoul où il devait tenir garnison jusque en
1939.
Les Chefs de Corps
du
11ème Régiment de Chasseurs
de la
restauration et du second empire.
du 30 août 1815 au 14 janvier 1816 Comte de FONTENILLE (devenu maréchal
de camp)
du 14 janvier 1816 au 24 mars 1824 Colonel d’ESPINAY SAINT-LUC
du
24 mars 1824 à 1831 Comte de CHASTEIGNIER
de 1831 à 1837 ROSSIGNOL -
DUPRE
de 1837 au 25 octobre 1845 Vicomte de BOISLECOMTE (devenu général de
division)
du 25 octobre 1845 au 1er mai 1849 LCL PERICHON de KERVERSAN
du
1er mai 1849 au 18 juin 1849 LCL NEY de la MOSKOWA
du 18 juin 1849 au 29
avril 1850 LCL LENTZ
du 29 avril 1850 au 15 mai 1850 Baron MARION (devenu
général de brigade)
du 15 mai 1850 à avril 1855 Colonel CAMPENET (devenu
général de brigade)
d’avril 1855 au 5 mai 1855 Colonel LEGRAND (devenu
général de division)
du 5 mai 1855 à 1856 Colonel BRO
de 1856 au 12 mars
1864 Colonel GRANDVALET
du 12 mars 1864 au 15 octobre 1869 Colonel
NERAT
du 15 octobre 1869 au 6 novembre 1870 Colonel DASTUGUE
du 6 novembre
1870 - Colonel de BAILLIENCOURT dit COURCOL
LA PREMIERE GUERRE MONDIALE (1914-1918)
Le 11ème Chasseurs, comme tous les autres Régiments de la Cavalerie
Française, attendait depuis longtemps, en arrière de la trouée de BELFORT, le
jour où il pourrait victorieusement fouler le sol de l'Alsace reconquise et
abreuver ses chevaux dans le Rhin.
Le 31 juillet 1914, c'est l'ordre de
mobilisation et aussitôt après, l'ordre d'occuper les emplacements de
couverture.
Dès le 4 août 1914, des reconnaissances pénètrent en Alsace, et
le contact est pris avec les forces allemandes dans la trouée de Belfort. Ces
premiers engagements tournent à l'avantage des Chasseurs, la SCHLUCHT, le 4
août, patrouille du Lieutenant HUSSENOT-DESSENONGES. Combat de LOUTSCHPACH, le
10 août.
Du 18 au 24 août, le 11ème occupe MULHOUSE et pousse des
reconnaissances dans la forêt de la HARDT.
Toutefois, l'attaque allemande par
la Belgique devait obliger le Commandement Français à faire face à une situation
critique et à créer rapidement une ligne de défense sur tout le front NORD: le
11ème Chasseurs rejoint le région de la SOMME fin août.
Le 24 août, le 11ème
embarque à MONTBELIARD, le 27, les escadrons arrivent à AMIENS et à CORBIE. Des
reconnaissances sont immédiatement poussées en direction de PONT-NOYELLES,
PERONNE, BAPAUME et ALBERT. Toutes les patrouilles sont au contact.
Mais du
29 août au 3 septembre, il faut opérer une manoeuvre de retraite.
Ce sont les
difficiles combats de couverture jusqu'à l'OURCQ puis la bataille de la MARNE,
le 8 septembre. Le 11ème prend l'avant-garde du 7ème C.A : LAGNY-le-SEC,
NANTEUIL-le-HAUDOUIN, BETZ. Il prend liaison d'abord avec la 5ème DC vers
MAQUELINES puis avec le 4ème CA à NANTEUIL le 10 septembre où l'on apprend la
Victoire de la MARNE.
En avant du 7ème CA, le régiment se porte à la
poursuite de l'ennemi: LEVIGNEN, VAUMOISE, VAUCIENNES, VILLERS-COTTERETS.
L'adversaire arrêté dans son élan, puis bientôt surpris par la contre-offensive
générale, se replie sur la ligne de défense du Nord de l'AISNE, le 12 septembre
(plateau de NOUVRON et de NAMPCEL), ne permettent pas de déboucher.
La guerre
de tranchée s'installe, avec elle le visage de combat change, la guerre de
mouvement est terminée. Les chasseurs manient la pelle et la pioche, organisant
des défenses à CONFRECOURT et VINGRE. L'élan ennemi se porte vers CALAIS. Les
1er, 2ème et 4ème escadrons du 11ème et le 7ème escadron du 19ème chasseurs
embarquent le 25 octobre à la CROIX-SAINT-OUEN pour les FLANDRES.
Le 26, ils
débarquent dans la région de MERVILLE. Jusqu'au 16 novembre, les détachements à
pied du 11ème sont en position de l'ouest du mont KEMMEL.
Le 28 novembre les
escadrons rejoignent l'AISNE où jusque en janvier 1915, ils aménagent les
tranchées existantes.
En 1915 on voit encore des tentatives de débordements.
Courant août , le 11ème Chasseurs, au sein du 7ème Corps d'Armée se préparait à
l'offensive de CHAMPAGNE dont le but était de rompre les lignes ennemies.
Regroupé à NEUILLY-SAINT-FRONT, le 11ème est passé en revue, le 6 août par
le maréchal JOFFRE.
A cet effet, ses six Escadrons se regroupèrent près de
CHALONS et effectuèrent de nombreuses reconnaissances en profondeur du 29 août
au 25 septembre, en avant de SAINT-HILAIRE-LE-GRAND.
Des percées comme celle
du 25 septembre à 9 H 25, sous une pluie fine où le 11ème s'élance à cheval, sur
les premières lignes au Nord - Est de SAINT-HILAIRE-LE-GRAND.
Il débouche en
trois colonnes, le Colonel en tête, sur une crête balayée par le feu des
mitrailleuses et de l'artillerie allemande dans l'espoir de bousculer les lignes
adverses. Malgré la fougue de leur assaut, les cavaliers sont arrêtés à 200
mètres des lignes adverses par des fils de fer barbelés.
Devant cet obstacle
infranchissable que notre artillerie n'avait pu réduire, un détachement aux
ordres du sous-lieutenant PREISS met pied-à-terre et continue sur l'épine de
VEDEGRANGE, tandis que le reste du Régiment rallie son point de départ.
Les
jours suivants, en tête d'un Corps de Cavalerie de 18 régiments, le 11ème
Chasseurs, de concert avec l'infanterie, renouvellera ses tentatives de
percement du front, notamment devant les Tranchées des TANTES.
5 charges
successives menées dans la grande tradition de la Cavalerie n'arrivèrent pas à
débouter l'ennemi de ses positions.
Cette tentative héroïque qui devait
coûter 56 vies et 142 blessés, apporte au régiment sa première citation à
l'ordre de la IVème Armée. Recomplété en hommes et en chevaux, le régiment se
regroupe au sud de CHALONS puis aux environs de St- DIZIER.
Après un séjour
dans la région de VERDUN, de février à juillet, le régiment est dispersé.
Les
1er, 2ème, 3ème et 4ème escadrons sont dans la SOMME, les 5ème et 7ème escadrons
restent avec le 11ème du côté des EPARGES. En octobre, les escadrons rejoignent
l'ARGONNE dans divers secteurs.
Le 11 novembre, l'Etendard reçoit des mains
du Général GOURAUD, Commandant la IVème Armée, la croix de guerre avec
palme.
Le Régiment est réorganisé , utilisé à pied, il arrive en 1917 au
Chemin des Dames et en Champagne, devant BRIMONT et CORNILLET
Le 14 juillet
1917, l'Etendard défile à PARIS.
En août, chaque escadron devient
divisionnaire:
Le 1er avec la 14ème DI
Le 2ème avec la 164ème DI
Le
3ème avec la 41ème DI
Le 4ème avec la 128ème DI.
Le 11ème, partie à
cheval, partie à pied (les Escadrons étaient répartis dans les divisions
d'Infanterie) résiste aux grandes offensives allemandes. Il participe à pied à
de nombreux coups de main et tient tout comme les unités d'infanterie des
secteurs d'attaques.
Le Régiment est regroupé aux ordres du Colonel DODELIER
pour un court séjour de repos dans la vallée de la MEURTHE, au début 1918.
Le 18 juillet, il passe à la contre-attaque et enfonce les lignes adverses,
sa marche victorieuse ne s'arrêtera qu'à l'Armistice.
La France encore une
fois était sauvée.
A la fin de la guerre, chaque Escadron a obtenu une
citation:
Le 1er escadron est cité à l'ordre du régiment:
"Escadron d'une division d'attaque, a, sous les ordres du Capitaine
TOURETTE, participé avec un allant remarquable à toutes les opérations de la
division. Pendant les attaques a assuré les liaisons sous les bombardements les
plus violents.
Après la réussite
des opérations entre MARNE et VESLE, entre AISNE et MEUSE, poursuivant l'ennemi
en retraite, maintenant étroitement le contact, débordant et même attaquant ses
points d'appui, menant le combat à pied jusqu'à l'arrivée de l'infanterie,
empêchant l'ennemi de s'arrêter sur les positions préparées, le contraignant à
hâter sa retraite, transformant sur les ponts de la MEUSE un repli en panique,
le 1er escadron du 11ème Chasseurs a affirmé de la façon la plus brillante les
splendides qualités de la cavalerie française."
Le 20
janvier 1919.
Le Lieutenant Colonel Commandant le 11ème Chasseurs, Signé:
AUDIBERT.
Le 2ème escadron est cité à l'ordre de l’armée:
"Escadron divisionnaire très allant et animé d'un grand esprit de
dévouement, cherchant toujours à s'employer pour le plus grand profit de
l'infanterie.
Sous le commandement
du Capitaine ARGOUD, a toujours exécuté ses missions dans de parfaites
conditions. S'est particulièrement distingué pendant les opérations de guerre de
mouvement de la division, depuis le mois de mai 1918 jusqu'à la fin des
hostilités."
Aux armées,
le 10 décembre 1918.
Le Général Commandant la VIème Armée, Signé:
DEGOUTTE.
Le 3ème escadron est cité à l'ordre de l’armée:
"Le 2 août 1918, s'est audacieusement emparé du village de SAPONAY, puis dépassant au galop le bois d'ARCY, les villages de RUGNY et de FOUFRY, a mis en fuite les arrière-gardes ennemies, facilitant ainsi la progression de l'infanterie. A continué à talonner l'ennemi les 3 et 4 août 1918, sous les ordres du Capitaine BOURDIN, a précipité sa retraite jusqu'au delà de la VESLE."
Le 12
octobre 1918.
Le Général Commandant la Xème armée, Signé: MANGIN.
Le 4ème escadron est cité à l'ordre de la 128ème Division d'Infanterie:
"Unité animée du plus bel esprit militaire, pleine de mordant et d'ardeur, s'est dépensé sans compter au cours de la campagne pour remplir avec succès toutes les missions qui lui ont été confiées. Sous le commandement de son chef, le Capitaine ARNOUS-RIVIERE, et avec l'appui de la section de mitrailleuses commandée par le lieutenant BOHRER en assurant, dans des conditions difficiles, la liaison entre la division et les unités voisines, ou en poussant des reconnaissances hardies qui ont éclairé l'infanterie et donné au commandement les renseignements les plus précieux."
Le 18
novembre 1918.
Le Général Commandant la 128ème DI, Signé: SEGONNE
Avec les Troupes Françaises victorieuses pénétrant en Allemagne, le 4ème Escadron, en tête de la colonne, défile dans AIX-LA-CHAPELLE et assure une garde d'honneur à l'Etendard du 11ème Chasseurs, qui reçoit la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre sur la place de la mairie devant la statue de Charlemagne.Le Régiment est cité une deuxième fois à l'ordre de l’armée:
"Unité animée du plus bel esprit militaire plein de mordant et d'ardeur. S'est dépensé sans compter au cours de la campagne pour remplir avec succès toutes les missions qui lui ont été confiées en particulier au cours des dernières opérations."
Mais le séjour en Allemagne devait être court. Au début de 1919 son départ est imminent. Avant de quitter la région occupée, le Lieutenant Colonel AUDIBERT a tenu à rassembler une importante fraction de son Régiment devant Düsseldorf pour présenter les Chasseurs à l'Etendard, lui permettant de réaliser le voeu formé par la Cavalerie française depuis un demi-siècle d'aller à "l'abreuvoir du Rhin".
" Voici votre étendard...
Maintenant, cavaliers, descendez vers le
fleuve,
Avancez dans les flots;
Car il doit être écrit au livre de
l'Histoire,
Les Chasseurs à cheval de VESOUL ont fait boire
dans le RHIN
leurs chevaux."
Peu après, le 11ème rentre à Vesoul, où il pourra inscrire sur le marbre le nom de 15 Officiers, 16 sous officiers, 96 Brigadiers et Chasseurs glorieusement tombés depuis le 9 août 1914.
Les Chefs de Corps
du
11ème Régiment de Chasseurs
durant la
première guerre mondiale.
de 1913 à 1917 Colonel DURAND Alexandre
de 1917 à 1918 Colonel
DODELIER Henri Charles
de 1918 à 1919 LCL AUDIBERT Louis
Citation.
Ordre numéro 436
Le Général Cdt la IVè Armée cite à
l'ordre de l’armée
le 11ème Régiment de Chasseurs.
" Commandé par le Colonel DURAND Alexandre, ayant reçu l'ordre de suivre
au plus près les attaques de l'Infanterie sur l'Epine de Védegrange le 25
septembre 1915, a exécuté cet ordre avec une magnifique audace menant la charge
quelques minutes seulement après le départ des vagues d'assaut jusqu'aux fils de
fer de la position ennemie malgré un tir violent de l'artillerie ennemie.
A
suivi pas à pas pendant cinq jours l'Infanterie ennemie dans la bataille,
mettant en oeuvre tous ses moyens pour coopérer à l'action."
Le Général Commandant
La IVè Armée
De Langle de Cary.
Citation.
Ordre numéro 685
Le Général Cdt la VIè Armée cite à
l'ordre de l’armée
le 11ème Régiment de Chasseurs.
"Unité animée du plus bel esprit militaire, plein de mordant et
d'ardeur. S'est dépensé sans compter au cours de la campagne pour remplir avec
succès toutes les missions qui lui ont été confiées, en particulier au cours des
dernières opérations.
Après avoir contribué en Mai - Juin 1918, à arrêter les
progrès de l'ennemi au Nord de la MARNE, protégeant le débarquement de
l'infanterie et préparant son entrée en action par des reconnaissances hardies,
a fait preuve, dans l'offensive ultérieure et dans la poursuite, tant sur
l'AISNE que sur l'ESCAUT et sur la MEUSE, des plus belles qualités militaires,
maintenant étroitement le contact, enlevant des points d'appui, harcelant
l'adversaire sans répit contribuant à hâter sa retraite et s'attribuant par sa
liaison intime avec l'infanterie, une participation importante au succès
final".
Au Q.G.A., le 15 Janvier 1919.
Le Général Commandant la VIè
Armée.
Signé: DEGOUTTE
Les Chefs de Corps
du
11 ème Régiment de Chasseurs à cheval
de
la première à la seconde guerre mondiale
de 1919 à 1921 Colonel DEJUSSIEU
de 1922 à 1924 Colonel MEJER
de
1926 à 1933 Colonel COMPAGNON
de 1933 à 1934 Général CHODERIOS de
LACLOS
de 1934 à 1935 Colonel BIZOT-ESPIARD
de 1935 à 1939 Colonel de
CONTENSON
en 1939 Colonel de SAINT-DIDIER
LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE (1939-1945)
La guerre de 1914-1918, qui avait profondément touché l'Europe, semblait
cependant assurer la paix, mais celle-ci ne devait pas résister longtemps au
fanatisme nazi.
A la mobilisation de 1939, le 11ème Chasseurs éclate en
plusieurs groupes de reconnaissances:
-G.R.C.A. n. 9 : VIIe C.A.
-G.R.D.I.
n.17 (à cheval) : XIIIe D.I.
-G.R.D.I. n.25 (à cheval) : XIVe
D.I.
-G.R.D.I. n. 4 (motorisé) : XVe D.I.
Le 9ème groupe de reconnaissance
de corps d'armée est formé par le 11ème R.C.C (VESOUL) et le centre mobilisateur
de cavalerie n. 7 (CMC 7) de VESOUL, LURE, MONTBELIARD. Il est affecté au VIIème
CA sous les ordres du Colonel de BOUGLON.
- De septembre 1939 à mai 1940, il
est en mission de surveillance en ALSACE. Il fait mouvement de DELLE sur AVIZE
(Marne) et stationne dans la région de FAVEROLLES du 21 mai au 5 juin 1940. E.M
et G.E.M sont mis à la disposition de la 7ème DI pour couvrir son repli à CROUY
(Aisne) les 6 et 7 juin. Rendus au VIIème CA. Engagements défensifs violents à
MAREUIL-EN-DOLE et FERE-EN-TARDENOIS du 8 au 10 juin 1940.
- Le 2ème escadron
est en mission de liaison de sûreté avec la 27ème DI, dans la région de
NESLES-VANDIERES (Marne) les 10 et 11 juin. - Opérations du G.E.M, coupé de G.R.
Passage de la Marne à MONT-SAINT-PERE et CHATEAU-THIERRY sous les bombardements
aériens et des attaques de blindés du 10 au 13 juin 1940.
- Opérations du 1er
escadron, détaché le 23 mai à la garde du PC du VIIème CA. Défense de la VESLE à
JONCHERY. Repli en combattant sur ROSNY, JOUY-LES-REIMS, DAMERY-CONGY du 9 au 12
juin.
- Regroupement des restes des escadrons à IGNY-le-JARD sur le
Petit-Morin ( 12 officiers et 250 cavaliers) du 13 au 16 juin.
- Repli sur
CONNANTRE. Les unités de nouveau disloquées par la pression allemande refluent
isolement, subissent de lourdes pertes.
- Marche du G.E.M: repli de CONNANTRE
sur ARCIS-sur-AUBE, BAR-sur-SEINE, TONNERRE, MOULINS, CLERMONT, AMBERT,
VILLEMANDE, BILLANGES les BOURGNEUFS.
- Marche du 1er escadron: mis en
mouvement sur ANGLURE (Marne) coupé par une colonne ennemie, fonce, cherche un
passage sur la SEINE qu'il franchit à CLEREY. Se repli sur CHAOURCE, MONTBARD où
après une reconnaissance hardie pour couvrir un bataillon du 3ème R.I.C et un
combat de 7 heures, il reçoit l'ordre de mettre bas les armes. ( 14-06 au
17-06-40)
- Marche du 2ème escadron: repli en combattant sur ANGLURE et
COURCEMAIN, enlève de haute lutte le pont de CLEREY occupé (16-06-40), retraite
sur la forêt d'AUMONT. Talonné par les chars ennemis, parvient à LAIGLES
(Côte-d'or), se bat sans répit à VILLAINES en DUESMOIS, SEMOND, ESSAROIS, AIGNAY
et parvient à BUSSEROTTE où, malgré l'armistice, il est capturé et transféré au
camp de LONGWIC (14-06 au 01-07-40)
- Il est dissous le 23 juillet
1940.
Le 4ème groupe de reconnaissance de division d'infanterie, formé par le
11ème R.C.C (VESOUL) et le CMC 7 (VESOUL). Affecté à la 15ème division
d'infanterie motorisé sous les ordres du Général JUIN, commandé par le Colonel
de SAINT-DIDIER puis le Colonel ARLABOSSE (14-04-40)
- En couverture devant
la ligne MAGINOT, à l'est de BITCHE. (12-09-39).
- Avant poste sur la LAUTER
entre WISSEMBOURG et LAUTERBOURG (octobre 1939).
- Regroupement dans la
région de CHAUNY ( février 1940).
- Manœuvres de la Dyle: participe, dans le
cadre de D.I.M, à l'organisation défensive de GEMBLOUX (PERWEZ-BOIS du
BUIS).
- Rattaché successivement au corps de cavalerie puis à la 3ème D.L.M
(2ème cuirs- LCL du VIGIER).
- Défense de la SAMBRE entre NAMUR et CHARLEROI
dans un groupement de GR (7ème GRCA, 4ème et 80ème GRDI), mis à la disposition
de la 2ème DLM (15-05 au 16-05-40).
- Défense de la SAMBRE entre CHARLEROI et
MAUBEUGE (43ème DI) (17-05-40).
- Couverture de la 15ème DIM à DONS
(18-05-40).
- Couvre le repli sur VALENCIENNES.
- Mis à la disposition de
la 25ème DI au nord de CAMBRAI, au contact, et sur la SENSEE (21-05 au
23-05-40).
- Opérations offensives sur CAMBRAI (22ème DI) avec le 3ème
GRCA.
- Rattaché à la 4ème DI (Général MUSSE) pour l'étayer sur l'ESCAUT
entre MASTAING et DENAIN (25-05-40).
- Protection de la 4ème DI dans son
décrochage de l'ESCAUT et son repli sur la Scarpe (25-05 au 26-05-40).
- En
action retardatrice de MARCHIENNES (du 27 au 29-05-40) sur SAINT-AMAND puis
entre SCARPE et LILLE au bénéfice du IVème corps d'armée (15ème DIM et 4ème DI).
Engagements violents et incessants au sud de LILLE, à TEMPLEMARS et combats de
rues dans les faubourg au sud-ouest de LILLE.
- Des éléments, sous les ordres
du CES de MOUSTIERS, réussissent à s'embarquer à DUNKERQUE. Débarqué à CHERBOURG
(le 02-06-40), son groupe intact a marché et combattu d'EVREUX à TOULOUSE
(jusqu'au 27-06-40).
- Dissous le 25-07-40 à SAINT-LAUTIER (Haute-Garonne)
pour former le 7ème régiment de chasseurs de l’armée d'armistice. (constitué en
août 1940 à Carcassonne puis à Nîmes (15ème DM) il appartient à la brigade de
réserve générale du 1er groupe de division militaire (PC à VIENNE). Démobilisé
en novembre 1942).
L'escadron D'AMD avait été cité à l'ordre de
l’armée.
Ordre numéro 211/C
"
L'escadron AMD du 4ème GRDI, remarquablement entraîné par son chef, le
Lieutenant BION. Dans la journée du 26 mai, en chargeant l'ennemi avec ses trois
AMD, a dégagé le Colonel du 46ème RI encerclé dans son PC à MASTAING. A, pendant
22 heures, les 27 et 28 mai, au contact permanent de l'ennemi, assuré la
protection absolue de la colonne d'infanterie dont il a couvert l'arrière-garde
sur un parcours de 32 kilomètres. Enfin, dans la nuit du 28 mai, a assuré
l'avant-garde pendant la traversée des lignes allemandes, en sortant
victorieusement de chaque rencontre avec l'ennemi et en laissant sur le terrain
5 véhicules sur 7".
Cette citation
comporte l'attribution de la Croix de Guerre avec palme.
Le 2 septembre
1940.
Signé: WEYGAND Général Commandant en Chef, Ministre, Secrétaire à la
Défense Nationale.
(Citation homologuée par l'inscription au "J.O" du 28 août
1941, page 556)
Le 17ème groupe de reconnaissance de division d'infanterie, est formé
par le 11ème R.C.C (VESOUL) et le CMC n. 7 (VESOUL, LURE), il est affecté à la
13 DI, sous les ordres du CES GUILLAUMIE.
- Garde et surveillance de la
frontière à FRIESEN, HAGENTHAL, LEYMEN, LIBENSWILLER où il relève le 25ème GRDI
(22-08 à fin novembre 1939).
- Embarqué à destination de VILLERS (Somme).
Reconnaissances, couverture des mouvements de la 13ème DI.
- Repousse les
reconnaissances ennemies qui ont passé la SOMME (21-05 au 02-06-40).
-
Attaque massive ennemie sur le front PICQUIGNY-POIX. Le GR appuie le 60ème RI,
reprend seul de haute lutte SAINT-CHRIST, FOURDRINOY, la ferme des ROMONTS,
repousse l'ennemi à CAVAILLON. La DI est contrainte de se replier, le GR résiste
puis amorce son décrochage sous la protection de ses derniers éléments qui
luttent à SAISSEMONT et SAISSEVAL.
- Brillante action de l'escadron hippo à
FRICAMPS et THIEULLOY-L'ABBAYE. Capture du Cdt du GR dans une embuscade à
MOYENCOURT.
- Couvre la retraite de la DI sur l'axe BOVELLES (Somme)
ERQUENNES, LEHAMEL, SOMMEREUX (Oise), MAFFLIERS, SOISY sous MONTMORENCY,
LONGPOINT, LAGNY, PUISEUX (Seine et Oise) et QUIERS (Seine et Marne) (05-06 au
16-06-40).
Franchit la Loire à CHATEAUNEUF et à JARGEAU et forme bouchon sur
la route de VALENCAY (LA ROCHE-ROSAY) (17-06 au 21-06-40).
Le 25ème groupe de
reconnaissance de division d'infanterie, est formé par le 11ème R.C.C (VESOUL)
et le CMC n. 7 (VESOUL, LURE). IL est affecté à la 14ème DI des Généraux BOUFFET
et de LATTRE de TASSIGNY, il est commandé par le Lieutenant Colonel
COURTOIS.
- Mission de couverture face à la SUISSE (01-09 au 15-12-39).
-
Fait mouvement sur la SARRE (HANBACH-GROSBLIEDERSTROFF) (16-12-39).
-
Groupes francs, raids et reconnaissances (29-01-40).
- Coup demain au bois de
STYBERG (06-04-40).
- Fait mouvement vers LUNEVILLE en réserve de DI. Se
porte sur l'AISNE:
escadron hippo à NOUVION-PORCIEN en surveillance
(patrouilles vers SIGNY-L'ABBAYE).
escadron moto sur la ligne
LAUNOIS-LA-CASSINE
escadron mitrailleuses et canons en positions défensive de
RETHEL au nord de l'AISNE.
- Mission d'arrêt de la progression des blindés
ennemis (16-05-40).
- L'escadron hippo doit se replier de CHATEAU-PORCIEN où
le Capitaine de MOIDREY est fait prisonnier.
- Défense du secteur entre TAISY
et ACY.
- Le GR, relevé, se regroupe dans les bois au sud de PERTHES
(21-05-40).
- Rejoint VILLE-sur-RETOURNE et BIGNICOURT (07-06-40).
-
Offensive allemande sur l'AISNE (09-06-40).
- Le GR fait retraite
(11-06-40).
- Repli en direction de TONNERRE (15-06-40), puis ARNAY-le-DUC,
MOULINS, MONTAIGUT où il rallie ses éléments dispersés. - Dirigé sur CHIDRAC
(Puy-de-Dôme) puis ISSOIRE (20-06-40).
- Reçoit l'ordre de cesser le feu
(24-06-40).
Le groupe franc du 25ème GRDI (Capitaine TROCHU) a été cité à
l'ordre de la 14ème DI par le Général de LATTRE pour les reconnaissances en
profondeur effectuées en février 1940.
Le Capitaine GERAT (Commandant
l'escadron de mitrailleuses et canons de 25) a été cité à l'ordre de la VIème
Armée par le Général TOUCHON pour son attitude magnifique au cours de
reconnaissance à longue portée dans les lignes allemandes le 5 juin
1940.
Tous les groupes de reconnaissances sont dissous après l'armistice.
Durant un mois et demi, de la mer du nord à l'Alsace, ils renseignaient et
couvraient les grandes unités auxquelles ils étaient attachés. En pointe
d'avant-garde comme en extrême arrière-garde, ils furent toujours, les premiers
comme les derniers, au contact d'un adversaire plus puissamment armé. Sous leurs
soutaches, les Chasseurs à cheval d'Active ou de Réserve ont accompli les
missions qui leur incombaient, aussi mordants à l'attaque que stoïque sous les
plus violents bombardements dans la défense.. Dispersés par les coups de
boutoir, ils ont continué à s'accrocher désespérément et l'Histoire de ces faits
d'armes individuels ne sera jamais écrite.
Avec la dissolution des G.R. qu'il
avait formés, l'occupation de VESOUL met pratiquement fin au 11ème Chasseurs à
cheval. Seules restaient dans son ancienne garnison quelques reliques pieusement
dissimulées pendant l'occupation allemande.
Il faudra attendre la campagne de
la libération pour que renaisse le Régiment en 1945.
RECONSTITUTION du REGIMENT dans le PALATINAT (1945-1947)
Le 11ème Régiment de Chasseurs est créé sur le type "Régiment de
reconnaissance de division blindée", en exécution des prescriptions de la D.M n.
618 E.M.G.G./1 du 19 janvier 1945.
Il est mis sur pied par la 12ème Région
Militaire, à Châteauroux.
Le procès verbal de formation est établi à compter
du 16 janvier 1945, les premiers éléments du régiment provenant du personnel
cavalerie ou chars se trouvant au Bataillon d'Instruction de l'Indre, dissous à
la formation du corps.
Le Régiment, aux ordres du chef d'escadrons LATHIERE,
est constitué avec les cadres et troupes appartenant aux mouvements de
résistance de l'Indre fusionnés à la libération de ce département; ils ont
participé pour la plupart aux derniers combats livrés de juin à septembre
1944.
"Vêtus
de tenues de couleurs disparates qu'uniformisait à peine le cache - misère vert
forestier, mal équipés, à peu près démunis du strict minimum indispensable, les
hommes portent fièrement leurs armes reçues au cours des parachutages, regardent
les chefs dans les yeux, ayant au fond du coeur cette ardeur et cette flamme qui
les avaient conduit à se grouper pour participer dans la mesure de leurs moyens
à la Libération de la Patrie.
Ces éléments
constituent le 1/5ème de l'effectif du Régiment, cadres peu instruits, mais pour
la plupart utilisables et pleins de bonne volonté, troupe possédant le minimum
de connaissances militaires pour aller au feu, ayant tout à apprendre de leur
nouvelle spécialité. Peu ou pas de matériel d'instruction, pas d'outillage, pas
d'atelier. Linge de rechange, équipements, savon, assiettes ou gamelles, plats
de campements manquent.
Les quartiers sont encombrés de détritus de toutes
sortes laissés par le boche ou les unités de toutes natures les ayant utilisés
depuis octobre; le matériel de literie, dans un état de saleté repoussante,
traîne dans les différents locaux ou à l'extérieur; portes sans serrures,
chambres sans éclairage, sans carreaux, aux murs de couleur indéfinissable,
partout des ordures, voila l'ambiance des quartiers BORDESSOULES, RUBY et
BERTRAND affectés au Corps.
Administrer, recruter, organiser, puis animer,
armer, équiper et instruire les cadres et la troupe constituent les différents
étapes de la mise sur pied du Régiment. Mission passionnante pour un Chef dans
une période où tout est rare, où tout se gagne ou se mérite par un patient
effort de volonté, de générosité, de compréhension et de coeur.
Deux ou
trois animateurs de premier plan, intelligents, travailleurs, tenaces; un noyau
de chasseurs ardents, généreux, ne demandant qu'à s'employer et à s'instruire,
c'est plus qu'il n'en faut pour entreprendre, poursuivre et réaliser."
(1)
Un embryon du 1er escadron et de l'E.H.R occupent les quartiers
BORDESSOULES, les 3ème et 4ème escadrons sont constitués le 16 janvier 1945 à
RUBY.
Le 6 mars 1945, le Général Inspecteur de la cavalerie contrôle le
régiment: casernement, moyens d'instruction, matériels...Il constate le
dénuement du régiment mais aussi les résultats des efforts fournis qui ont
permis d'obtenir des quartiers propres, des hommes bien tenus, travaillant à
l'instruction. Il se déclare satisfait des résultats obtenus par l'utilisation
efficace des très faibles moyens dont dispose le corps.
« Ces
difficultés sont aggravées par un nouvel obstacle. Il provient de la mauvaise
interprétation par la 12ème Région des instructions ministérielles concernant la
mise sur pied des régiments et des centres d’organisation de l’arme
blindée.
Le 11ème Chasseurs est pour la Région non seulement le régiment
de reconnaissance de la 3ème DB, mais aussi le centre de regroupement de la
cavalerie et de l’arme blindée voire même une annexe du C.O.A.B numéro 405
d’Orléans qui travaille au profit des 5ème, 12ème et 13ème Régions. Cette
confusion est la source de nombreuses difficultés qui entravent la mise sur pied
du régiment déjà rendue délicate par la pénurie des cadres instruits et du
matériel indispensable » (1)
Le Chef de Corps reçoit l’étendard du régiment au cours d’une cérémonie
à PARIS le 2 avril 1945. La présentation à l’étendard, le 8 avril, «
est considérée par tous comme une marque de confiance. Elle est aussi la belle
récompense qui vient couronner les premiers succès. Qu’importent les difficultés
à surmonter, les efforts à prodiguer, les sacrifices à consentir puisque le
Régiment a trouvé son âme. »
« La tâche à poursuivre reste
lourde, elle est facilitée par l’atmosphère de confiance et camaraderie, de
générosité, d’entraide dans laquelle chacun selon ses moyens et sa place va
oeuvrer dans l’intérêt de l’unité. Les cadres dont l’immense majorité détient
des grades FFI remplacent par leur générosité et leur ardeur les lacunes de
leurs connaissances techniques ou militaires. » (1)
Le 26 avril 1945, la création des 2ème et 5ème escadrons voit l'arrivée
des premiers "BRENNS".
Le 5 juin 1945, le régiment, habillé de neuf et équipé
de BRENNS, camions et motos, quitte Châteauroux pour rejoindre la zone de
regroupement de la 3ème DB.
A CLERCY, 15 kilomètres au sud-ouest d'Orléans,
le régiment termine sa mise sur pied; perception de l’armement (F.M, PM 1938,
MAS 36, mortier de 81mm, mitrailleuses T.34) d'automitrailleuses PANHARD, de
BRENNS et LLOYDS, des munitions.
Aux ordres du Général de LANGLADE, la 3ème
DB part en occupation. Elle se fragmente en groupes tactiques. C'est ainsi que,
le 1er septembre 1945, le 11ème Chasseurs forme avec le 6ème Cuirassiers, le
G.R.T.D, commandé par le Colonel HUGUET.
Il cantonne provisoirement dans la
région de Freisen (Kreis de BIRKENFELF au sud d'Idar-Oberstein). La troupe est
logée chez l'habitant. Les rapports entre français et allemands sont
corrects.
Le 1er octobre 1945, le régiment quitte Freisen pour
Traben-Trarbach, 20 kilomètres au nord-est de Bernkastel, dans la vallée de la
Moselle.
Par suite de la réorganisation des troupes d'occupation en
Allemagne, le 11ème Régiment de Chasseurs est dissous le 30 avril 1947 et son
glorieux étendard rejoint les Invalides.
Les cadres et la troupe sont
répartis dans divers régiments; une partie forme un renfort destiné au Corps
Expéditionnaire français en Extrême-Orient.
(1) Extrait du Journal de marche du 11ème Régiment de Chasseurs.
Les Chefs de Corps
du
11 ème Régiment de Chasseurs
après sa
reconstitution en 1945, stationné
dans le Palatinat.
du 09/01/45 au 01/08/45 Lieutenant Colonel SALESSE-LAVERGNE
du
01/08/45 au 06/06/46 Colonel HUGUET
du 07/06/46 au 30/04/47 Lieutenant
Colonel CONTAUD de COULANGE
Ordre de Bataille du 11ème Régiment de Chasseurs
créé sur le type
"Régiment de reconnaissance de D.B"
à partir du 16 janvier
1945.
Le 11ème Régiment de Chasseurs, stationné dans le Palatinat, est en
troupes d'occupation en Allemagne. (T.O.A), il est composé d’un escadron hors
rang (EHR/ECS) et de cinq escadrons de combat.
Au 16 janvier 1945, les
officiers suivants commandent les escadrons:
Capitaine BEZARD
EHR/ECS
Capitaine du TERTRE 1er Escadron
Capitaine de MARIN 2ème
Escadron
Capitaine BORDES 3ème Escadron
Capitaine SEYS 4ème
Escadron
Capitaine LIZERAY 5ème Escadron
En 1946, les officiers suivants
commandent les escadrons:
Capitaine de MARIN EHR/ECS
Capitaine RAIFFAUD
1er Escadron
Capitaine DESPRES 2ème Escadron
Capitaine de la CHAPELLE 3ème
Escadron
Capitaine MONNOT 4ème Escadron
En 1947, le Capitaine JOUANNIC
remplace le Capitaine RAIFFAUD au 1er Escadron.
LES FORCES FRANÇAISES à BERLIN.
En application du protocole de Londres du 12 septembre 1944, les troupes
alliés font leur entrée dans la ville en juillet 1945.
Les premières unités
françaises, dont les éléments précurseurs arrivent le 3 juillet avec le Général
de BEAUCHESNE, occupent le camp des Cyclopes (futur camp FOCH) à Wittenau. Le
secteur français, attribué à partir de deux arrondissements se trouvant
initialement dans le secteur anglais est alloué à partir du 12 août 1945 aux
français. Les forces appartiennent à la 1ère Division Blindée. Elles comprennent
des éléments du 49ème Bataillon d'Infanterie, des blindées du 7ème Régiment de
Chasseurs d'Afrique, une compagnie du Génie, une compagnie de Transmissions et
un hôpital de campagne. Elles ne s'installeront au Quartier Napoléon, ancienne
caserne « Régiment Général Göring », qu'à partir du 18 août
1945.
Le détachement de gendarmerie est créé le 1er juillet 1946.
Le 4
novembre 1947, le 46e bataillon d'infanterie arrive à Berlin.
1948 est
l'année du blocus de Berlin. Les besoins du pont aérien incitent les Alliés à
créer un terrain d'aviation en secteur français, à Tegel. La base aérienne sera
inaugurée un mois plus tard et un détachement de l’armée de l'air est créé à
cette occasion.
En août 1949, le 11ème groupe d'automitrailleuses est formé à
partir de deux escadrons détaché à Berlin du 11ème Régiment de Chasseurs
d'Afrique stationné à LACHEN-SPEYERDORF et deviendra, le 1er mars 1951, 11ème
groupe d'escadrons de chars moyens, le 1er janvier 1955, 11ème Régiment de
Chasseurs à Cheval, puis le 1er juin 1963, 11ème Régiment de Chasseurs.
En
1968, une nouvelle structure est donnée aux forces françaises de Berlin avec la
création d'un groupement des forces aux ordres du Colonel Adjoint pour le
commandement des troupes et services du secteur français de Berlin. Cette
structure ne changera pas jusqu'au 3 octobre 1990, date de la réunification de
l'Allemagne et de la suspension des droits et responsabilités des Alliés sur
Berlin. A cette date, le secteur français de Berlin disparaît. L'ensemble du
dispositif français maintenu sur place à la demande des autorités allemandes
prend l'appellation de " forces françaises stationnées à Berlin". Il sera
opérationnel jusqu'au 31 mars 1994, les 46ème Régiment d'Infanterie et 11ème
Régiment de Chasseurs sont dissous et radiés de l'ordre de bataille le 15
septembre 1994 à 24h00. Les clefs du quartier Napoléon seront remisent aux
autorités allemandes de la Bundeswehr le 28 septembre 1994, le quartier prendra
le nom de « JULIUS-LEBER-KASERNE » le 5 janvier 1995.
L'ETENDARD du 11ème REGIMENT de CHASSEURS
PRESENT à BERLIN de 1949 à
1994
Le 1er septembre 1949, est créé à Berlin, par décision numéro 8118 EMA-FAG/1/OS en date du 20 août 1949, le 11ème Groupe d’automitrailleuses.Ce 11ème G.A.M, composé d'un état - Major de Groupe, d'un peloton hors - rang administré par un escadron, ainsi que de deux escadrons d’automitrailleuses, provenant de deux escadrons détaché à Berlin, du 11ème Régiment de Chasseurs d'Afrique stationné à LACHEN SPEYERDORF.
Le 11ème G.A.M. reçoit en dépôt l'Etendard du 11ème Régiment de Chasseurs à Cheval.
Ses effectifs sont de 7 Officiers, 36 Sous - officiers, 255 Brigadiers
et Chasseurs.
Le 1er mars 1951, le 11ème G.A.M. est transformé suivant la
décision de Monsieur le Ministre, en 11ème Groupe d'Escadrons de Chars Moyens. (
Décision ministérielle numéro 1720 EMA FAG/1/OS en date du 5 février 1951). Il
comprend alors, un escadron de commandement et des services et deux escadrons de
combat. Ces deux escadrons de combat remplacent administrativement les 1er et
2ème escadron du 11ème G.A.M.
Ses effectifs théoriques sont portés à 19
Officiers, 76 sous-officiers, 389 Brigadiers et Chasseurs
Le groupe est
équipé en chars moyens et reçoit dans le courant du mois de mars, des éléments
d'équipages de chars en provenance des 1er et 12ème Cuirassiers, du 2ème et
30ème Dragons, des 6ème, 7ème et 11ème Régiment de Chasseurs d'Afrique.
Le
1er janvier 1955, le 11ème G.E.C.M prend le nom de 11ème Régiment de Chasseurs à
Cheval, suite à la décision de Monsieur le Secrétaire d'état aux Forces Armées
"Guerre", numéro 17.472/E.M.A/1.O.S en date du 23 novembre 1954.
Le général
MANCEAUX-DEMIAU, Commandant le secteur français de Berlin, remet le 31 décembre
1954, au Lieutenant Colonel PIQUART commandant le 11. G.E.C.M, l'étendard du
11.régiment de Chasseurs à cheval.
Ses effectifs théoriques resteront inchangés, il effectuera du 22
février au 6 mars 1955, un séjour au camp de Stetten ( Zone sud F.F.A.).
Le
1er juin 1963, dans le cadre de la réorganisation des régiments de Cavalerie, le
régiment reprend son appellation ancienne et auréolée de gloire
de:
11ème Régiment de Chasseurs.
Il comprend alors un
escadron de commandement, un escadron d'instruction et deux escadrons de combat.
A l'escadron d'instruction est rattaché le centre équestre de la garnison de
Berlin.
Après les automitrailleuses américaines M.8, les Half-track et les
chars Sherman du début de sa reconstitution, le Régiment sera doté de chars
A.M.X 13 tonnes équipés de missiles sol - sol,( de 1959 ). Il gardera les A.M.X
13 tonnes avec le canon de 75 mm jusque en 1972, percevra ensuite des chars
A.M.X 13 tonnes avec le canon de 90 mm à partir du 25 septembre 1971 (ils
arriveront à Berlin à raison de sept chars par mois, jusque en février 1972). Il
sera enfin armé de chars A.M.X 30 tonnes en 1979. Le 1er Escadron percevra les
dix premiers A.M.X 30 tonnes le 2 août 1979.
Le 3ème Escadron du 11ème
Régiment de Chasseurs sera reconstitué à Berlin en 1968 et ira occuper à côté du
2ème Escadron, les locaux laissés par le 11ème Escadron lors de son déménagement
en décembre 1969.
En 1970, il se voit confié l’étendard du 11ème
Régiment de Chasseurs d’Afrique, dont il donna naissance en 1831, sur Ies plis
de cet étendard sont inscrits en lettres d’or les campagnes
suivantes:
HAUTE-ALSACE 1944
STUTTGART 1945
Le 11ème Chasseurs d’Afrique occupera
ensuite jusque sa dissolution en 1963, la région de Rhénanie en Allemagne, il
dénombra en outre parmi ses cadres, un jeune officier, le Chef de Peloton
Jacques CHIRAC.
Le 11ème régiment de Chasseurs participe avec la garnison
française aux services interalliés, suivant le protocole de Londres de 1944 (
gardes à la prison de Spandau de 1947 à 1987, patrouilles de zones le long du
mûr de Berlin de 1961 à 1989; manoeuvres, défilés et rencontres de tirs
interalliés à Berlin ect...)
Après la chute du mûr en 1989, les pelotons
R.O.C des escadrons de chars, n'ayant plus à leur charge les patrouilles
zonales, seront regroupés à l'Escadron de Commandement pour formé avec celui-ci
l'escadron de Commandement et de reconnaissance. Depuis 1990, le régiment
entretient de nouvelles relations avec la BUNDESWEHR (armée de la
République fédérale allemande) qui fait son entrée à Berlin. Il entretient des
bons rapports avec ses anciens de VESOUL depuis 1964 et contribue à la naissance
de la 8ème section de l’Amicale, directement sur place depuis fin 1989, reste
jumelé avec la municipalité de Berlin-Reinickendorf jusque sa dissolution et
laisse le 22 août 1994, un A.M.X 30 tonnes au nouveau musée des alliés situé sur
la Clayallée.
En 1994, l'Etendard du Régiment se verra embelli deux fois de
suite avant la dissolution.
Le 26 mars, aux cours d'une prise d'armes, sur
le stade Jeanne d'Arc du quartier Napoléon, le Général Klaus Naumann , chef
d'état-major des armées fédérales, remet la flamme aux couleurs de la République
fédérale d'Allemagne, à l'Etendard, en présence du Chef d'état-major des armées,
l'amiral LANXADE.
Le 27 mars à Tegel, sur la Berliner Straße, l'Etendard
reçoit de Monsieur DIEPGEN, maire gouverneur de Berlin, la flamme de la ville de
Berlin, en présence de beaucoup d'autorités dont Monsieur CHEER, ambassadeur de
France et du Général MONCHAL, chef d'état-major de l’armée de terre. Les
emblèmes des 46ème R.I et de la base aérienne 165 furent également embellis des
mêmes distinctions à ces deux dates.
Le 31 mars 1994, le 11ème Régiment de
Chasseurs cesse ses activités opérationnelles.
Le 22 juin 1994, lors d'une
cérémonie régimentaire, en présence du Général BRULLARD, il fût remis aux
personnels de l'EED1 de Sankt-Wendel, les fanions des Escadrons du Régiment. Les
traditions et les reliques furent ainsi transmis à cet Escadron, avant la
cinquième dissolution du Régiment.
Le 14 septembre 1994, en soirée, une prise
d'armes fût effectuée pour les dissolutions. Elle fût la dernière manifestation
française célébrée face au stade Jeanne d'Arc du Quartier Napoléon. Elle marqua
aussi le départ du dernier général français des Forces Françaises Stationnées à
BERLIN, le Général Jean BRULLARD, les dissolutions du 46ème Régiment
d'Infanterie et de la base aérienne 165 de Berlin.
Le 11ème Régiment de
Chasseurs est radié de l'ordre de bataille de l’armée de Terre, dans le cadre de
l’application des dispositions de l’accord relatif à la présence des forces
françaises, américaines et britanniques à BERLIN. Le ministre de la défense
décide par lettre numéro 0161/DEF/EMAT/OE/ORG/331 du 13 janvier 1994, de
dissoudre les formations composant le « groupement terre » des Forces
Françaises Stationnées à BERLIN le 15 septembre 1994 à 24h00. L'Etendard du
11ème régiment de Chasseurs, rejoint le service Historique des Armées de
Vincennes, aux côtés de l’étendard du 11ème Chasseurs d’Afrique, il est
accompagné des drapeaux du 46ème régiment d’Infanterie et celui de la 21ème
Escadre de Bombardement, détenu en dépôt par la base aérienne 165.
Une neuvième victoire aurait pu être brodé sur notre étendard “
LIBERTE 1949-1994”:( ” ou BERLIN 1949-1994”) emblème unique, il arbore à
côté de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918, témoin de
l’héroisme de nos anciens, les noms suivants:
VALMY 1792
JEMMAPES
1792
AUSTERLITZ 1805
WAGRAM 1809
LA MOSKOWA 1812
LA MARNE 1914-1918
CHAMPAGNE
1915
BELGIQUE 1918
Depuis mars 1994, il arbore les
flammes de la république fédérale d’Allemagne et de la ville de Berlin.
Les Chefs de Corps
du
11 ème Régiment de Chasseurs
ayant
représenté la FRANCE et la LIBERTE à
Berlin.
de 1949 à 1951 Lieutenant Colonel de BODMAN ( 11 ème G.A.M )
de 1951
à 1952 Lieutenant Colonel BURETEL de CHASSEY (11 ème G.A.M /G.E.C.M)
de 1952
à 1954 Lieutenant Colonel COMBOURIEU (11 ème G.E.C.M)
de 1954 à 1956
Lieutenant Colonel PIQUART (11 ème G.E.C.M / 11 ème R.C.C.)
de 1956 à 1958
Lieutenant Colonel DELEGORGUE
de 1958 à 1960 Lieutenant Colonel le COAT de
SAINT-HAOEN
de 1960 à 1961 Lieutenant Colonel TOUZET
de 1961 à 1963
Lieutenant Colonel BONDET de la BERNARDIE
de 1963 à 1965 Colonel MANGIN (
11ème R.CH.)
de 1965 à 1967 Colonel LARGY
de 1967 à 1969 Lieutenant
Colonel TREHU
de 1969 à 1971 Lieutenant Colonel GRAILLAT
de 1971 à 1973
Lieutenant Colonel PONT
de 1973 à 1975 Lieutenant Colonel MOLLERAT du
JEU
de 1975 à 1977 Lieutenant Colonel de BLOIS
de 1977 à 1979 Lieutenant
Colonel RILHAC
de 1979 à 1981 Lieutenant Colonel MILLIOT
de 1981 à 1983
Colonel CLOUET DES PESRUCHES
de 1983 à 1985 Lieutenant Colonel de
SUSBIELLE
de 1985 à 1987 Colonel MOURRUT
de 1987 à 1989 Colonel
DUPLA
de 1989 à 1991 Colonel de BLIGNIERES
de 1991 à 1993 Colonel
BIGOT
de 1993 à 1994 Lieutenant Colonel CHANOINE
Les Capitaines-Commandant
le
1er Escadron
du
11 ème Régiment
de Chasseurs
durant sa période de présence à Berlin
du 01.09.1949 au 01.01.1950 Lieutenant VIGIER (11ème G.A.M)
du
01.01.1950 au 01.01.1951 Capitaine PAVILLON
du 01.01.1951 au 01.01.1953
Capitaine ANSOBORLO (11ème G.E.C.M)
du 01.01.1953 au 01.01.1955 Capitaine
PHERIVONG
du 01.01.1955 au 31.12.1956 Capitaine VACHEROT (11ème R.C.C)
du
31.12.1956 au 31.12.1957 Capitaine de MONTALEMBERT de CERS
du 31.12.1957 au
30.06.1958 Capitaine SANTONI
du 30.06.1958 au 09.07.1960 Capitaine
d'ANGLEJEAN
du 30.07.1960 au 25.09.1961 Capitaine RICHARD
du 25.09.1961
au 30.04.1962 Capitaine CARABIN
du 01.05.1962 au 24.08.1964 Lieutenant
BERTHIER (11ème R.CH.)
du 24.08.1964 au 22.08.1966 Capitaine MOSER
du
22.08.1966 au 22.08.1968 Capitaine DUTHOIT
du 22.08.1968 au 16.01.1970
Capitaine PACHECO
du 16.01.1970 au 28.08.1970 Capitaine MUNZENBERGER
du
28.08.1970 au 28.08.1972 Capitaine VOUGE
du 28.08.1972 au 30.08.1974
Capitaine MAUREL
du 30.08.1974 au 01.08.1975 Capitaine Loïc de VANSSAY
du
01.08.1975 au 03.08.1977 Capitaine Max LACHARME
du 03.08.1977 au 10.07.1978
Capitaine Le Boucher D'HEROUVILLE
du 10.07.1978 au 18.07.1980 Capitaine
RIETSCH
du 18.07.1980 au 18.07.1982 Capitaine KHIL
du 18.07.1982 au
18.07.1984 Capitaine DUSAILLANT
du 18.07.1984 au 30.07.1986 Capitaine de
FRANCE
du 30.07.1986 au 30.08.1988 Capitaine RINALDI
du 30.08.1988 au
20.06.1991 Capitaine ZUCCHINI
du 20.06.1991 au 22.06.1994 Capitaine de
GUERDAVID
Les Capitaines-Commandant
le
2 ème Escadron
du
11 ème
Régiment de Chasseurs
durant sa période de présence à
Berlin
de 1949 à 1951 Lieutenant ACQUAVIVA (11ème G.A.M)
de 1951 à 1952
Capitaine HAU (11ème G.E.C.M)
de 1952 à 1953 Capitaine CHAHINE
de 1953 à
1955 Capitaine PROVENSAL
de 1955 à 1956 Capitaine CHAHINE (11ème R.C.C)
de
1956 à 1958 Capitaine LEMAIRE
de 1958 à 1959 Capitaine AZAIS
de 1959 à
1961 Capitaine MORVAN
de 1961 à 1961 Lieutenant LAIZE
de 1961 à 1963
Capitaine LEFEBVRE
de 1963 à 1965 Capitaine de ROHAN-CHABOT (11ème R.CH.)
de 1965 à 1967 Capitaine MERIC
de 1967 à 1969 Capitaine FAURE
de 1969
à 1971 Capitaine ROUGERIN BAVILLE
de 1971 à 1973 Capitaine PACORET de SAINT
BON
de 1973 à 1975 Capitaine CHAPEAU
de 1975 à 1976 Capitaine de
TORQUAT
de 1976 à 1978 Capitaine BOUNIOT
de 1978 à 1980 Capitaine
FERGELOT
de 1980 à 1982 Capitaine de LABARTHE
de 1982 à 1984 Capitaine
ROMAIN DESFOSSES
de 1984 à 1986 Capitaine DESPRES
de 1986 à 1988 Capitaine
FERRER
de 1988 à 1991 Capitaine GUILLEMET
de 1991 à 1993 Capitaine
BRINTET
de 1993 à 1994 Capitaine HERDALOT
Les Capitaines-Commandant
le
3ème Escadron
du
11ème Régiment
de Chasseurs
durant sa période de présence à Berlin
Le 3ème Escadron du 11ème Régiment de Chasseurs a été formé à Berlin dans l’année 1968 , suite au cadre de la réorganisation des régiments de Cavalerie, dont le régiment reprendra son appellation ancienne et auréolée de gloire de:
11ème Régiment de Chasseurs.
En 1968, le 3ème Escadron occupe tout d'abord les locaux tout près de l'Escadron de Commandement, où loge actuellement le Groupement des Services, face au " Relais de l'Empereur " et près de la porte des chars, avant d’emménager au lieu de son emplacement actuel, après le départ du 11ème Escadron, en décembre 1969.
du 02.10.1968 au 03.02.1969 Capitaine GELAS
du 03.02.1969 au
08.02.1971 Capitaine BARROIS
du 08.02.1971 au 01.08.1971 Capitaine
CARDE
du 01.08.1971 à 1973 Capitaine BOULA de MAREUIL
de 1973 à 1975
Capitaine HESTIN
de 1975 à 1977 Capitaine le Barbier de BLIGNIERES
de 1977
à 1979 Capitaine SIMONOT
de 1979 à 1981 Capitaine COIGNET
de 1981 à 1983
Capitaine le NORMAND
de 1983 à 1985 Capitaine GUESDON
de 1985 à 1987
Capitaine D'ANDURAIN
de 1987 à 1990 Capitaine LARROUYAT
de 1990 à 1992
Capitaine MARTIN
de 1992 à 1994 Capitaine COUVE
Les Capitaines-Commandant
de
l'Escadron de
Commandement
du
11 ème Régiment de Chasseurs
durant sa période de
présence à Berlin
du 05.02.1951 au 01.01.1954 Capitaine RENARD (11ème G.E.C.M)
du
01.01.1954 au 01.01.1955 Capitaine POURMAREDE
du 01.01.1955 au 31.12.1955
Capitaine LARROQUE (11ème R.C.C)
du 31.12.1955 au 30.06.1956 Capitaine
BONAMI
du 30.06.1956 au 01.01.1962 Capitaine CHAHINE
de 1962 à 1962
Lieutenant de ROHAN CHABOT
de 1962 à 1963 Capitaine GUERIN
de 1963 à 1965
Capitaine BRET (11ème R.CH.)
de 1965 à 1967 Capitaine MONJOUR
de 1967 à
1969 Capitaine HARLE
de 1969 à 1971 Capitaine PEROT
de 1971 à 1973
Capitaine GANNE
de 1973 à 1976 Lieutenant ROUGIER
de 1976 à 1978 Capitaine
AICARDI
de 1978 à 1979 Capitaine BOUNIOT
de 1979 à 1981 Capitaine LE
BASTARD
de 1981 à 1983 Capitaine DOUKHAN
de 1983 à 1985 Capitaine
HENAFF
de 1985 à 1987 Capitaine HENRIC
de 1987 à 1990 Capitaine
PUTHIOT
de 1990 à 1991 Capitaine SAINT-MARTIN
de 1991 à 1994 Capitaine
KAIL
Les Capitaines-Commandant
le
11ème Escadron (Escadron d'accueil et
d'instruction)
du
11ème Régiment de Chasseurs
durant sa période de
présence à Berlin
Formé à Berlin dans les années 60., le 11ème Escadron accueil et
instruit les recrues du Régiment tout d'abord dans les locaux actuels du 3ème
Escadron.
Avant cette date, le Régiment recevait de Trêves ses jeunes
Chasseurs nouvellement formés
En décembre 1969, le 11ème Escadron déménage
des locaux qu'il occupait depuis peu pour permettre au 3ème Escadron de
rejoindre les deux autres escadrons et s'installe dans ceux qu'il occupe encore
aujourd'hui.
de 1963 à 1965 Capitaine RIFFAULD
de 1965 à 1967 Capitaine
BOYOT
de 1967 à 1969 Capitaine de BEAUREGARD
de 1969 à 1971 Capitaine
BAGNOULS
de 1971 à 1973 Capitaine CARDE
de 1973 à 1974 Capitaine Loic de
VANSSAY
de 1974 à 1975 Capitaine de TORQUAT
de 1975 à 1976 Capitaine
AICARDI
de 1976 à 1977 Capitaine Le Boucher D'HEROUVILLE
de 1977 à 1978
Capitaine FERGELOT
de 1978 à 1980 Capitaine THEILLER
de 1980 à 1982
Capitaine de CERTAINES
de 1982 à 1984 Capitaine BRITSCH
de 1984 à 1986
Capitaine DUPONT
de 1986 à 1988 Capitaine BAYLE
de 1988 à 1990 Capitaine
SAINT MARTIN
de 1990 à 1992 Capitaine MEYER
de 1992 à 1994 Capitaine CUBEL
La vie du 11ème Régiment de Chasseurs
DATES HISTORIQUES
1762: naissance du Corps des Volontaires Etrangers de Wurmser
- 25
mars 1776: dissolution de la 6ème Légion de Soubise
- 20 janvier 1779:
formation du 5ème Chasseurs du Gévaudan
- 16 juillet 1815: 2ème dissolution
du 11ème Chasseurs au sud de la Loire
- 30 août 1815 : reconstitution des
Chasseurs de l'Isère
qui deviendront 11ème Chasseurs le 27 février 1825
-
septembre 1939: 3ème dissolution au profit de 3 G.R.D.I et d'un G.R.C.A
- 16
janvier 1945: formation du 11ème Chasseurs avec des élément du B.I de
l'Indre.
- 30 avril 1947: 4ème dissolution du 11ème Régiment de
Chasseurs
- 1 janvier 1955: le 11ème G.A.M (1949) devenu le 11ème G.E.C.M
(1951) prend le nom de 11ème Régiment de Chasseurs à cheval
- 15 septembre
1994: 5ème dissolution du 11ème Chasseurs à Berlin.
L'EED1 de Sankt-WENDEL
L'Escadron
d'Eclairage de la Première Division Blindée implanté à Sankt-Wendel, a repris
officiellement les traditions du 11ème Régiment de Chasseurs, le 22 juin 1994,
date à laquelle, son Capitaine - commandant, le Capitaine NORMAND, accompagné de
ses cadres, s'est vu remettre à Berlin le patrimoine du régiment.
Ce jour-là
et pour la dernière fois, une prise d'armes s'est déroulée sur la place d'armes
du régiment, face au Poste de Commandement, en présence du dernier Général
Commandant les Forces Françaises Stationnées à Berlin, le Général de brigade
Jean BRULLARD. Tous les fanions du régiment; des escadrons et du commandement
furent remis aux personnels de l'EED1, par les autorités du 11ème Chasseurs.
Cette cérémonie, à laquelle fit ses adieux à la vie militaire active le
Capitaine - commandant l'Escadron de Commandement et de Reconnaissance, le
Capitaine KAIL après trente années de service, a symbolisé la transmission des
traditions du régiment à cet escadron d'éclairage.
Le 22 juillet 1994, le
Capitaine NORMAND passe le commandement de l'Escadron d'Eclairage au Capitaine
de MONTALIVET et transmet ainsi les traditions du 11ème Chasseurs au nouveau
Commandant d'unité.
Le 23 juillet 1996, à 17 heures, au cours d’une prise
d’armes, le capitaine de MONTALIVET passe le commandement de l’Escadron
d’Eclairage au Capitaine CHIMOT, transmet les traditions du 11ème Chasseurs et
permet ainsi de continuer de veiller les reliques du régiment.
En 1999, la
dissolution en grande partie du 2ème Corps d’Armée, stationné en Allemagne et de
l’Escadron d’Eclairage de Sankt Wendel dès janvier; a fait transférer dans la
deuxième quinzaine de novembre 1998, le patrimoine de tradition du 11ème
Chasseurs à l’école d’application de l’Arme Blindée Cavalerie de SAUMUR,
laquelle continuera des veiller les reliques du 11ème Régiment de
Chasseurs.
Le 13 décembre 1999, le Chef d´Etat Major de l´Armée de Terre
décide la création à Saumur d´un Musée de l´Arme Blindée Cavalerie et alloue un
premier budget, les objets provenant de la salle d´honneur du régiment, parmi
les plus emblématiques pourront être un jour exposés dans ce musée
L´AMICALE de VESOUL
L’histoire de l’amicale est marquée par la longue présence du 11ème à
VESOUL ( 1887-1939 ), ville de garnison qui a fidèlement dissimulé pendant
l’occupation les reliques du régiment.
Créée en 1947 ( journal officiel du
25 septembre 1947 ), l’amicale était dirigé par le conseil d’administration
suivant :
Président: Commandant CHARPIOT
Vice-présidents:
DUCAS,BAUT,CRETTE
Secrétaire général: RADIX ; adjoint :
GRANDJEAN
Trésorier: ORVAL ; adjoint : BAULLARD
Président du
conseil d’administration :capitaine JOLIOT
Membres:
ACCARD, BOULICAUT,
MICHEL, GENIN ,GUILLERMET, LALOUETTE, LARCHER, ROUSSEL,PINCHON,
BERNARDOT
L’amicale a eu une période brillante jusqu’au décès du commandant
CHARPIOT, survenu en novembre 1956. La présidence fut assurée par le capitaine
JOLIOT jusqu’à sa disparition en 1960. L’amicale resta complètement inactive à
partir de cette date.
En 1963-64, le colonel BURTHEY, adjoint au maire de
VESOUL, rechercha, sur la demande du colonel MANGIN, commandant le 11ème
chasseurs, les responsables de l’amicale en vue d’organiser le voyage d’une
délégation d’anciens à Berlin.
Le chef d’escadrons GUILLAUMIE, consulté, se
chargea de l’organisation du déplacement qui eut lieu le 14 juillet 1965. Au
cours de cette visite, les contacts permirent d’espérer la venue à VESOUL de
l’étendard mais ce déplacement devait être demandé par l’amicale. Il fallait
donc réorganiser les structures. Une réunion fut organisé le 24 octobre 1965. A
la suite de cette séance, MM BAULLARD et GUILLERMET acceptaient d’assurer
respectivement les fonctions de président et trésorier jusqu’à l’assemblée
générale prévue le 22 mai 1966. L’amicale revivait.
En 1997, l’amicale des
anciens du 11ème régiment de chasseurs comprend 308 membres sous la direction du
bureau suivant :
Président: CHUDANT Jacky Berlin
76-79
Vice-président: MILLOT Louis Berlin 51 60-63
Trésorier: GENIN
Georges Vesoul 30-39
Secrétaire, porte – drapeau: CHATAIGNIER Albert Berlin
66-69
Secrétaire adjoint : Mme LEVAIN Marie (Veuve ADC) Vesoul
30-40
Membres du conseil d’administration :
Melle de BEAUCHAINE
fille du capitaine (MPLF)
Colonel CHANOINE Patrick président
d’honneur
C.E.S CARON Henri membre d’honneur
Colonel VIENOT Michel membre
d’honneur
BONADEO Patrick Berlin 80-81
CHAPUSOT André Vesoul
36-39
CHAUSSALET Gilbert Berlin 49-50
DUTRANNOY Jean-Paul Berlin
72-78
GUILLERMET Frédéric Vesoul 31-39
LEROUX Pascal Berlin
78-79
LESTEL Simon Vesoul 37-40
POENSIN Alain Berlin 76-77
De RASILLY
Roland Berlin 61-62
SANTER Jean-Pierre Berlin 66-68
SAUVIAT Rémi Berlin
72-73
SOUBRE Jean Berlin 49-50
L’amicale s’articule en huit
sections : VESOUL, EST, PARIS, SUD, RHONE-ALPES, OUEST, NORD et BERLIN +
Dom Tom
Région de recrutement du régiment de BERLIN, le NORD-PAS-DE CALAIS a
sensiblement modifié l’équilibre des origines des adhérents.
C’est cet
ensemble cohérent et dynamique qui reprend le flambeau pour ne pas être
seulement un cercle d’amitié entre anciens militaires racontant leurs campagnes
ou leurs manœuvres mais constitue un organisme vivant, pratiquant l’esprit
d’entraide et d’assistance. Il se recueille sur les lieux où sont glorieusement
tombés les siens. Il se rendra régulièrement en pèlerinage là où sont déposés
ses traditions et sa salle d’honneur. Il a aussi la tâche de procéder à la
relève pour assurer sa pérennité. il doit aussi saisir toutes les occasions de
prôner en son sein et autour de lui les valeurs traditionnelles qui font
l’honneur de notre pays.
La SECTION - BERLIN
En fin 1989 début 1990, sous l'impulsion de Monsieur LEVESQUE Alex, avec
les encouragements du Colonel de BLIGNIERES, Chef de Corps du Régiment, voit le
jour à Berlin d'un Conseil de l'Association des Anciens du 11ème Régiment de
Chasseurs à Berlin.
Le 27 avril 1990, en l'honneur de la Saint - Georges, les
Anciens de Berlin sont reçus officiellement par le Régiment, cette date marque
la naissance de cette association.
Le 25 mai 1990, la première Assemblée
générale du Conseil de l'Association, fait élire le bureau suivant:
-
Secrétaire : TREHET Michel Berlin 75-76
- Trésorier : SANTER Jean-Pierre
Berlin 66-68
- vice Président : BREUNEVAL René Berlin 62-63
- Président :
LEVESQUE Alex Berlin 87-88
- Président d'honneur : Colonel de BLIGNIERES
Berlin 89-91
Chef de Corps du Régiment.
Début 1991,lors de la 2ème
Assemblée générale, l'Association abandonne le nom de Conseil, tout en
conservant celui d'Association des Anciens du 11ème Régiment de Chasseurs à
Berlin, son bureau devenant un conseil.
En décembre 1991, Monsieur LEVESQUE
Alex démissionne, il est remplacé jusque la prochaine Assemblée générale par le
vice-président, Monsieur BREUNEVAL.
Le 25 janvier 1992, la 3ème Assemblée
générale fait élire le bureau suivant:
- Président : SANTER Jean-Pierre
Berlin 66-68
- vice - Président : BREUNEVAL René Berlin 62-63
- Secrétaire
: TREHET Michel Berlin 75-76
- Secrétaire adjoint : KLANN Antoine Berlin
67-69
- Trésorier : AMOUREUX Félix Berlin 66-70
- Trésorier adjoint :
KRANTZ Marcel Berlin 65-70
- Président d'honneur : Colonel BIGOT Chef de
Corps du Berlin 91-93
11ème Régiment de Chasseurs.
Suite à la Saint -
georges d'avril 1992, la rencontre du Président SANTER avec le Président de
l'Amicale des Anciens du 11ème Régiment de Chasseurs, Monsieur CHUDANT, de
l'Amicale de Vesoul, (créée en 1947: J.O du 25 septembre 1947) fait changer le
nom d'Association en Section Berlin.
Ce changement sera noté dans les statuts
de l'Amicale, parus en 6e édition - janvier 1993, conformément à ses statuts et
précisant:
" il est créé à compter du 1er janvier 1992, 8 sections:
"
Suivant les statuts des sections, la composition du bureau de la section
est réduite à trois membres: un président, un secrétaire et un trésorier. Le
Président de la section étant membre du Conseil d'Administration de l'Amicale (
de Vesoul ).
Le 16 janvier 1993, lors de la 4ème Assemblée générale de la
section de Berlin, le secrétaire Monsieur TREHET Michel ne se représentant pas
pour raison privée, cède sa fonction à Monsieur DUTRANNOY Jean-Paul. La
composition du Bureau est la suivante:
- Président de Section : SANTER
Jean-Pierre Berlin 66-68
- Trésorier : AMOUREUX Félix Berlin 66-70
-
Secrétaire : DUTRANNOY Jean-Paul Berlin 72-78
Le 14 mai 1994, lors de la 5ème
Assemblée générale de la section, Monsieur SANTER s'étant retiré de la
présidence, l'élection du Bureau est la suivante:
- Président de Section :
DUTRANNOY Jean-Paul Berlin 72-78
- Trésorier : AMOUREUX Félix
Berlin66-70
- Secrétaire : CHAPELLE James. Berlin 59-62
Suite à cette
Assemblée générale, le nouveau Bureau désigne le 10 juillet 1994, au cours d'un
apéritif, les personnes suivantes:
Liste des membres d'honneur de la Section
à ce jour:
Président d'honneur : Colonel de BLIGNIERES (1990)
Président
d'honneur : Colonel BIGOT (1991)
Président d'honneur : Commandant SALSKI
(1990)
Président d'honneur : Lieutenant Colonel CHANOINE, Chef de Corps
(1994)
Président d'honneur : Commandant CARON, Officier Supérieur Adjoint
(1994)
Liste des fonctions d'honneur de la Section à ce
jour:
Président d'honneur : Monsieur LEVESQUE (1994)
Président d'honneur :
Monsieur SANTER (1994)
Secrétaire d'honneur: Monsieur TREHET (1994)
Le 22
septembre 1994, lors d'un entretien à la mairie de Reinickendorf, le Bureau de
la Section, en présence de membres de l'ancien Bureau, attribue à Monsieur
DZEMBRITZKI maire de Reinickendorf, le certificat de membre d'honneur de la
Section.
Le 17 octobre 1994, suite aux différents qui existent au sein du
Bureau de la Section, concernant sa relation avec le G.A.F.B, nouvellement formé
à Berlin, le secrétaire CHAPELLE démissionne du Bureau.
Le 16 novembre 1994,
au cours d'une visite organisée au musée des alliés à Berlin, Monsieur Pascal
LEROUX se propose d'offrir ses services au Bureau de la Section, et devient
secrétaire suppléant.
Le 18 mars 1995, la 6ème Assemblée Générale de la
Section élit le bureau suivant:
- Président de Section: Monsieur LEROUX
Pascal Berlin 78-79
- Secrétaire: Monsieur DUTRANNOY Jean-Paul Berlin
72-78
- Trésorier: Monsieur AMOUREUX Félix. Berlin 66-70
Le 24 février
1996, la 7ème Assemblée Générale de la section ne change pas la composition du
bureau.
Le 19 avril 1996, le trésorier AMOUREUX démissionne de sa fonction et
de la section, il sera remplacé de sa fonction le 7 septembre 1996, au cours
d’une réunion extraordinaire, par Monsieur FRERE Alain qui devient trésorier
suppléant jusque la prochaine assemblée générale.
Le 22 février 1997, lors de
la 8ème Assemblée Générale, est élu le bureau suivant:
- Président de
Section : Monsieur LEROUX Pascal Berlin 78-79
- Secrétaire :
Monsieur DUTRANNOY Jean-Paul Berlin 72-78
- Trésorier : Monsieur FRERE
Alain. Berlin 74-75
En 1998, Pascal LEROUX, quittant définitivement Berlin
fin mars, ne se représenta pas à l’élection du 28 février 1998.
Au cours de
la 9ème Assemblée générale, est élu le bureau suivant :
- Président de
Section : Monsieur DUTRANNOY Jean-Paul Berlin 72-78
- Trésorier :
Monsieur FRERE Alain Berlin 74-75
Le 27 février 1999, la 10ème Assemblée
générale reconduit le président et le trésorier dans leur fonction, Madame
Michaela DUTRANNOY devient secrétaire de la Section provisoirement.
L 'An
2000 et son assemblée générale du 1er avril, ne porte pas de changement dans la
constitution du bureau de la section - Berlin.
En 2001, la section Berlin se
dote d’un étendard, à la 12ème assemblée générale, se porte volontaires pour les
fonctions de porte-drapeau et suppléant, Messieurs Jean-Pierre SANTER et
Jean-Michel CHAULET. Le président, Le trésorier et la secrétaire sont reconduits
dans leur fonction.
Cette documentation a bénéficié de la collaboration de:
- La Section - Berlin de l'Amicale des Anciens
du 11ème Régiment de
Chasseurs
- du Colonel BIGOT, Chef de Corps du 11ème Régiment de
Chasseurs
de 1991 à 1993
- du Lieutenant Colonel CHANOINE, 75ème et
dernier Chef de Corps du
11ème Régiment de Chasseurs, de 1993 à 1994
- du
Commandant CARON, Officier Supérieur Adjoint du 11ème Régiment
de Chasseurs
de 1992 à 1994.
Remerciements
La Section - Berlin de l'Amicale des Anciens du 11ème Régiment de
Chasseurs,
remercie les Chefs de Corps et les Officiers Supérieur Adjoint
suivants:
- Colonel de BLIGNIERES
- Colonel BIGOT
- Lieutenant Colonel
CHANOINE
- Commandant SLASKI
- Commandant CARON
les Officiers, les sous-officiers, Les brigadiers-chefs, les
Brigadiers,
les Chasseurs , le personnel féminin du Régiment ainsi que le
personnel
civil rattaché au Corps,
"Sans toutes ces bonnes volontés, conservant toujours l'esprit
"Chasseurs"
de toutes les générations, disponibles et attentifs, gardiens
d'une noble
tradition, sans vous la Section de Berlin n'aurait pas connu ces
fabuleuses
années de relations amicales avec ce Régiment que vous représentez
si bien.
Merci à tous pour avoir réanimé nos
souvenirs".
Etude enrichie par son auteur:
DUTRANNOY Jean-Paul, originaire de CAUFFRY (Oise-france), EV 2 ans pour
Berlin. Engagé volontaire pour deux ans au titre du 11ème RC devant le suppléant
de l’IM de Beauvais, fût mis en route par erreur sur le CI/ABC/Carpiagne ( 11ème
régiment de Cuirassiers ) le 5 juin 1972, pris en compte au CI/ABC en qualité de
subsistant stagiaire pilote AMX 13, il rejoint le 11ème RC/Berlin/G.F.S.F.B le 7
septembre 1972. Affecté au 1er Escadron en qualité de pilote de 1972 à 1974,
nommé au grade de Maréchal des Logis en 1974, rengagé pour 4 ans, il remplira
successivement les fonctions de fourrier puis de Chef comptable de cette unité.
Marié à une Berlinoise depuis 1976, il se voit accorder l’autorisation
exceptionnelle de servir une année suplémentaire à Berlin en qualité de
sous-officier, jusque la fin de contract le 31 mai 1978, il est autorisé à se
faire libérer à Berlin. Père de six enfants; Valérie (1976), Véronique (1978)
Virginie (1980) Virgile (1984) Valentine (1994) et Victorien (1996), il rejoint
les anciens du 11ème RCH fin 1989 dès la création de l’association berlinoise.
Elu secrétaire, membre du bureau en 1993, puis président de la section en 1994,
il cède la fonction à son généreux et dévoué ami Pascal Leroux en 1995. Redevenu
secrétaire jusqu’en 1998 il remplace son ami dès le départ définitif de Berlin
de celui-ci. En février 1993, il entreprend de rassembler la bibliographie qui
servira d’ébauche puis d’étude sur l’historique du 11ème régiment de
Chasseurs. En septembre 1993, lors de la visite “Nostalgie” des anciens de
Berlin auprès du régiment le 4 septembre, dont la visite de la salle d’honneur,
il distribue les premières photocopies de ses travaux aux cadres supérieurs.
Elles seront reprises par l’Officier Supérieur Adjoint, le Chef d’Escadrons
Henri Caron, qui les fera compléter et imprimer auprès des services du Quartier
Napoléon. L’historique ainsi relié et en couleur sera distribué à tous les
cadres du régiment par le dernier Chef de Corps Patrick Chanoine, avant leur
départ irréversible de 1994. En l’an 2000, il entreprend de publier sur Internet
dans plusieurs domaines ces études enrichies qu’il consacre à l’histoire, en
jetant cette bouteille à la mer et suivant à la lettre l’avertissement imprimé
dans l’historique par l’OSA en 1994, il espère honorer et susciter le souvenir
des anciens du 11ème régiment de Chasseurs et des anciens de
Berlin.....
Fait à Berlin le 26 mai 2001
BIBLIOGRAPHIE
- Documents historiques de la salle d'honneur du 11ème R.CH à Berlin,
consultés en 1993-1994.
- Documents de la bibliothèque de l' E.M.A (
Ministère de la guerre ) consultés en 1993.
- Journal de marche du 11ème
Régiment de Chasseurs (19/01/45 au 01/02/62)
- Journal régimentaire "Voilà
les bons" ( 1969-1994 ).
- La gazette de Berlin ( C.F.F.S.B. 1963-1994
).
- L'Uniforme et les armes des soldats de la guerre en dentelle I et II (
Casterman 1969-1976 )
- L'Uniforme et les armes des soldats du premier Empire
( Casterman 1969 ISBN 3-570-15449-1 )
- Les uniformes militaires du monde
entier ( Fernand NATHAN 1969 )
- Historique du 46ème R.I de 1644 à 1994 ( 500
exemplaires - mai 1994 ).
- Berlin " Des Français au service de la liberté "
( SIRPA TERRE 1994 ).
- Brochure: « Ils auront toujours une valise à
Berlin » les Alliés occidentaux et Berlin 1944-1994
(Musée des
Alliés en fondation Berlin 1994)
- Publication : Numéro 1 « Un
Musée des Alliés à Berlin ( Musée des Alliés en formation Berlin 1995)
-
Publication : Numéro 2 « Chaque objet possède aussi une âme »
(Musée des Alliés Berlin 1996)
- Amicale des Anciens du 11è R.CH :
Statuts et liste des membres 8ème Edition ( 2000 )
- Die Franzosen in
Berlin : ( Musée régional de Reinickendorf 1ère Edition 1996 ISBN
3-93202-12-0
( JARON éditeur ).
- Historische Uniformen :
(Liliane et Fred Funcken) Orbis Verlag 1997 ISBN 3-572-00813-1
- Publication:
Numéro 3 “Présent et rétrospective, 50 témoignages de l’histoire des Alliés et
Berlin 1945 à 1994”
( Musée des Alliés Berlin )
-
Publication: Numéro 4 “George Bush und die deutsche Einheit” (Musée des Alliés
Berlin 2000)
- Informationen zur politischen Bildung : Hauptstadt Berlin Band
240 ( B6897F ) 3. Quartal 1993 , Überarbeitete
Neuauflage 1996
- Die allierten Schutzmächte in Berlin ( Udo
Wetzlaugk ) Landeszentrale für politische Bildungsarbeit Berlin 1982
-
Reinickendorf 1945/1946 “ Die erste Nachkriegzeit” Heimatmuseum Reinickendorf,
1995 ISBN 3-931658-01-5
- Lorraine Album Mémorial 31 août 1944- 15 mars 1945
LORRAINE JOURNAL PICTORIAL ( Anthony Kemp )
Heimdal/Serpenoise
1980-1985 ISBN 2-902 171 - 19-6
- Uniforms of World War II ( Brown Packaging
Books Ltd 1998 ) Ins Deutsche ISBN 3-613-02078-5
- Au coeur du Troisième
Reich ( Albert Speer) Librairie Arthème Fayard 1971
- Les survivants de
l’aventure hitlérienne ( Enquêtes parallèles de Philippe Aziz ) 4 Tomes Editions
Famot,
Genève 1975
- Die Grosse Bertelsmann LEXIKOTHEK,
Bertelsmann Lexikothek Verlag 1990 ISBN 3-570- 03881 bis 03895
-
Chronik Bibliothek des 20. Jahrhunderts, Bertelsmann Lexikon Verlag 1999 ISBN
3-577-17141 bis 17166
- Bande sonore du documentaire “ BERLIN STUNDE NULL” de
Franz Baake et Jost von Moor, Chronos film (~1950)
- Bande sonore de
“l’Actualités des Forces Françaises en Allemagne” ( Promenade à Berlin ) ~
1963
- Stadtfront BerlinWestBerlin (Irène Lusk-Christiane Zieseke) Elefanten
Preis Verlag GmbH 1982 ISBN 3-88520-100-3
- Der Wedding -Hart an der Grenze
(Nishen) Berliner Geschichtswerkstatt 1987 ISBN 3-88940-132-5
- Bande sonore
du magazine HORIZON diffusé le 1er février 1988 SIRPA Terre 1988
-
Documentation “Zeitgeschichte in Wort, Bild und Ton 1933-1945” Verlag fur
Geschichtliche Dokumentation GmbH & Co Hamburg 1989 ISBN
3-88199-535-8
- Das Brandenburger Tor ( Rainer Laabs) Ullstein Verlag 1990
ISBN 3-550-07404-2
- Berlin 94’ ( Berliner Morgenpost) Ullstein Verlag Berlin
1995
- Erinnerung an einen Krieg ( Museum Berlin-Karlshorst eV )Jouis
Verlagsbüro, Berlin 1997 ISBN 3-931321-15-0



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